Pillage du Leader Price : Il sort un couteau devant le tribunal et prend un an ferme

Le 5 décembre dernier, quatre personnes étaient jugées devant le tribunal correctionnel de Champ Fleuri pour le pillage du Leader Price de Saint-Benoît dans la nuit du 19 au 20 novembre en marge des manifestations des gilets jaunes. Leur procès a été renvoyé au 6 février prochain.
Ce ne sont pas ces individus-là qui intéressaient la justice ce vendredi mais plutôt un des jeunes hommes qui se trouvent dans la salle d’audience. RJ, 23 ans, pieds nus au tribunal, n’apprécie pas d'avoir été identifié par la victime, le gérant du point-chaud du Leader Price, comme l’un des pilleurs. Suite à une altercation entre les deux hommes, RJ part à sa voiture dans le parking du tribunal et revient quelques minutes plus tard avec un couteau. Il s’en prend au gérant qui est blessé à l’arcade puis à un gendarme qui tente de l’interpeller.
L’homme est ensuite maîtrisé grâce à l’aide d’un agent de sécurité et placé en garde à vue. Il comparaissait donc ce vendredi pour violences avec armes. Si RJ a d’abord expliqué avoir trouvé le couteau devant le tribunal et que c’est le gérant qui l’avait placé là afin de l’attaquer, il a ensuite avoué qu’il s’agissait du sien. Il maintient que la victime les a insultés. La présidente du tribunal le rappelle également : le gérant du point-chaud, connu par la justice, ne serait pas un enfant de cœur. "Je sais pas ce qui m’a pris, c’est une accumulation de ras le bol, de peur (du gérant du point-chaud, ndlr), cette arme je la portais tous les jours", ajoute-t-il. Il accuse la victime de menaces de mort et d’avoir tenté de le renverser avec sa voiture. Ayant été placé en garde à vue avant l’audience, il a été conseillé par son avocat d’attendre la fin de cette affaire avant de déposer plainte contre le gérant.
Et il explique l’agression du gendarme : "J’ai été pris de panique je n’ai pas pu écouter ce qu’il me disait, j’étais choqué de moi-même".
Depuis 2015, il accumule les mentions sur son casier judiciaire : recel, violence sur personne dépositaire d’autorité publique, conduite sans permis, transport d’arme… Il écope de deux ans de prison dont un avec sursis.


