Un marin philippin secouru après une chute de 7 mètres

Au moment de l'alerte, le navire se situait à 500 milles marins de La Réunion et 200 milles marins de Madagascar, indique la préfecture. Le lundi 31 décembre 2018 à 06h20 (heure locale à La Réunion), le vraquier "KM OSAKA" (pavillon Panama – longueur 291 mètres) alerte le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) de La Réunion de la présence à bord d'un blessé.
Il s'agit du troisième officier, de nationalité philippine, victime d'une chute de 7 mètres après une manœuvre incontrôlée du Freefall (embarcation de sauvetage à chute libre).
Le Commandant du navire a sollicité les services de santé français pour sa prise en charge médicale, après avoir consulté le service de télémédecine philippin.
Le CROSS a alors pris contact avec le centre de consultation médicale maritime (CCMM) situé à Toulouse (Hôpital Purpan) pour une analyse plus précise de la situation du blessé. Le marin, âgé de 39 ans, est polytraumatisé. La situation est jugée très sérieuse et il est envisagé une évacuation vers un centre de soins adapté.
Le marin a été évacué par voie aérienne vers La Réunion, destination retenue après concertation entre le CCMM et le SAMU de coordination médicale maritime (SCMM) de La Réunion. L'hélicoptère de la marine nationale de type Panther et une équipe de deux médecins militaires ont été mobilisés pour assister le blessé avant évacuation.
Le mardi 1er janvier 2019, après plus de 40 heures de transit après l'alerte donnée, le KM OSAKA se présente aux abords de La Réunion, à 41 nautiques. A 23h45, l'hélicoptère effectue le transfert de l'équipe médicale à bord. Après examen médical, conditionnement et brancardage, le blessé est embarqué à bord du Panther à 01h45, accompagné de l'équipe médicale, pour un transfert au Centre hospitalier universitaire Felix Guyon à Saint-Denis.
"Cette opération illustre une nouvelle fois l'efficacité et le professionnalisme des acteurs français de l'aide médicale en mer et la confiance des armateurs dans la qualité de service des centres hospitaliers français pour la prise en charge de leur marin professionnel blessé ou malade", conclut la préfecture.


