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Me Ali Mihidoiri : "Nous intervenons à titre purement bénévole"

"C’était une obligation morale de venir en aide à ces frères en humanité". Me Ali Mihidoiri fait le point sur le devenir immédiat des migrants sri-lankais tout en répondant aux critiques qui peuvent s'exprimer dans l'opinion publique.
Ecrit par zinfos974 – le vendredi 21 décembre 2018 à 10H19

Douze migrants sri-lankais déposent ce vendredi leur demande d’asile auprès du bureau de la préfecture. La quarantaine d’autres (les enfants étant inclus sous la demande leur parents) le feront dans les prochains jours. Leur visa de régulation est valable pendant huit jours à compter de la décision prononcée par le juge des libertés mercredi soir vers 22H. 

Ce vendredi matin, l’un des quatre avocats des migrants fait le point. "Il appartient à chacun d’entre eux de présenter sa demande d’asile. Et ils resteront sur le territoire tant que leur dossier ne sera pas instruit", explique Me Ali Mihidoiri qui répond également aux nombreux commentaires hostiles aux migrants et au travail des avocats qui prennent leur défense. 

"Beaucoup à apprendre d’eux"

"Nous avions affaire à des êtres humains dont l’état de vulnérabilité était totale. Il n’y a pas d’être humain plus vulnérable qu’une personne étrangère sans droit, et confrontée à une administration toute puissante et qui, de surcroît, ne respectait par leurs droits. En tant qu’être humain, c’était une obligation morale de venir en aide à ces frères en humanité. Nous intervenons à titre purement bénévole. Je ne perçois aucune rémunération et je n’en demanderai aucune", affirme-t-il face aux critiques qui peuvent s’exprimer dans les commentaires et sur les réseaux sociaux et sur des radios notamment depuis leur débarquement il y a une semaine.

Il ajoute : "Tous les citoyens qui se sentent concernés peuvent venir les voir. Et ils verront qu’ils auront aussi beaucoup à apprendre d’eux (... ) et c’est l’idée selon laquelle on a affaire à une horde de loups qui viennent menacer notre confort, c’est un préjugé que l’on peut combattre en discutant avec eux". 

Retrouvez la vidéo de l’interview de Me Ali Mihidoiri tournée ce matin devant la préfecture :

 

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