Les avocats des migrants atterrés par "l'impréparation totale" des autorités

Ils sont quatre depuis lundi dernier. Quatre avocats à avoir ferraillé contre la tentation d'une justice expéditive à l'endroit des 62 Sri-Lankais arrivés sur un bateau de pêche vendredi 14 décembre à La Réunion.
A l'issue d'une journée d'audience interminable, débutée à 8H pour se conclure à 22H15, devant les juges de la liberté qui devaient donc statuer de leur maintien ou non sur le territoire français en zone d'attente (dans des hôtels pour les hommes et dans les locaux de la police aux frontières pour femmes et enfants), Me Ali Mihidoiri et Me Yannick Mardenalom ont répondu aux questions, accompagnés de Maître Nacima Djafour et Me Sébastien Navarro.
Plus qu'"un sentiment que l’on (les autorités françaises, ndlr) a tenté de bafouer délibérément les droits d’étrangers sur le sol réunionnais, c'est le sentiment d’une d’impréparation totale dans l’accueil de ces personnes", que retient l'un des conseils juridiques.


