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Sommes nous déjà en route vers la sixième République ?

Ecrit par zinfos974 – le mardi 27 novembre 2018 à 11H29

Tout semble l’indiquer… quoique… Nous, les gilets jaunes, pourrons-nous faire céder ce gouvernement borné et irrespectueux des citoyens ? On peut toujours rêver, espérer… Malheureusement, nous n'avons pas le droit au rêve car la constitution nous l’interdit.
 
Cette constitution, d’ailleurs, ne vaut pas le papier sur lequel elle est imprimée. Merci Monsieur Valls qui, à la veille de sa démission du gouvernement Hollande, nous a fait basculer en dictature par son décret du 5 décembre 2016 abolissant la séparation des pouvoirs en France ! On appelle cela pudiquement une démocrature… Ce terme décrit un régime politique qui conserve des apparences démocratiques (comme les élections) mais dans lequel la voix du peuple n’est plus prise en compte. C’est bien ce qui se passe en France, à l’heure actuelle.
 
La grande majorité des députés français sont favorables à une politique ultra libérale. Pour arriver à ses fins, le gouvernement actuel bénéficie d’une majorité plus que confortable bien qu’acquise de façon canaille : par le mensonge et la magouille, le dégoût inspiré au peuple par les abus en tous genres du monde politicaillon qui continue à détourner les français des urnes. Seule s’y rend la petite clique à Macron qui faisait illusion lors des rassemblements pré-électoraux…
 
Alors, si nous espérons voir la démission de Macron (élu par seulement 20 % des Français) ou de son gouvernement, cela ne pourra se réaliser que part une action forte du peuple, de la rue, une levée massive des « sans dents ». Somme toute, une nouvelle révolution. C’est triste, mais c’est ainsi. Le photo montage des gilets jaunes installant une guillotine sur la place du Louvre peut faire sourire, mais la symbolique est forte et l’avertissement lancé au gouvernement est sérieux. Sera-t-il entendu ?
 
En 1969, De Gaulle était Président de la République. Je ne l'approuvais pas, tout simplement parce que mon père nous rebattais les oreilles avec le Général. Plus tard, sorti de ma crise contestataire, je devais reconnaître qu’il  avait du charisme et qu’il était dévoué à la France sur le dos de laquelle il ne s’est jamais enrichi ! Il a sollicité l’approbation du peuple qui grondait. Il s’est retiré dignement lorsque celui-ci l’a congédié.
 
Les qualités de ce grand homme font bien défaut à notre président (avec un "p" minuscule, c’est voulu : le respect, ça se mérite !). Ce n'est pas Macron qui solliciterait une motion de confiance du peuple. Il ne sait que trop bien qu’il ne l’obtiendrait pas. Pour lui, il est hors de question de prendre un tel risque. Les cohabitations passées ont pavé le chemin qui prouve que la voix du peuple est sans importance.
 
Dans la tête de Macron, le peuple qui compte, ce sont les premiers de cordée : les plus riches. La corde, quant à elle, sert à pendre les révolutionnaires, « ceux qui ne sont rien ».
 
Eh bien ! Nous qui ne sommes rien, nous devons réagir. Et nous devrions en tout premier lieu imposer la démission de tous les élus ! Le problème ne concerne pas que notre île ! C’est bien toute la France qui est malade ! On connaît le remède. Il faut juste avoir le courage de l’appliquer.
 
Il y a plus de 2000 ans, Confucius  conseillait : « Agir avec équité et rigueur et donner l'exemple et se remettre en cause »… Montrez-moi un élu qui se comporte ainsi et je vous montrerai un homme probe. Hélas, un tel homme n’est définitivement pas à la tête de la France d’aujourd’hui !
 
Pour ma part, j’espère que nous allons vers un referendum, avec la dissolution de toutes les assemblées, le renouvellement de tous les élus. Tout est à changer. Nous avons besoin d’un bouleversement profond pour réussir. Il nous faudra adopter des mesures radicales, probablement peu populaires, comme rendre le vote obligatoire, avec une proportionnelle, et surtout revenir à un âge de majorité électorale qui soit en accord avec la maturation du cerveau humain.
 
Si nous voulons vraiment vivre à nouveau dans une démocratie, il va nous falloir devenir plus respectueux et plus tolérants les uns envers les autres.  La proportionnelle véritable nous manque. Il est inadmissible que 20% des électeurs, même si ce sont des extrémistes qui ne nous conviennent pas, ne soient pas représentés. Non seulement cela est illogique, mais j’irais même jusqu’à dire que cela est malsain car ce sont les extrémistes qui, en quelque sorte, nous servent de garde-fou en nous rappelant ce que nous, la majorité réellement démocratique, que nous soyons de droite, de gauche ou du centre, ne voulons pas. Ce sont eux qui nous empêchent de dériver. En cela, ils sont précieux.
 
Nous devons tout d’abord nous unir, puis rester unis, fiers et heureux de nos différences qui sont notre force. Ensemble nous devons recréer la confiance. Car c’est la base de tout : le respect, l’amitié, l’amour, l’estime de soi, l’égalité réelle, la démocratie, la Nation…
 
Un pseudo pouvoir qui n'a plus la confiance doit savoir se retirer. C’est la seule chose qui soit digne, la seule chose qui soit respectueuse des hommes et des femmes qui construisent tous les jours le pays par leur dur labeur, qu’il soit rémunéré ou pas. C’est faire preuve de grandeur que de savoir s’incliner et se retirer lorsqu’il est clairement démontré qu’on n’est plus (ou qu’on n’a jamais été…) en phase avec les citoyens.
 
Vive la République !

 

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