Mars 2010 stop aux Vergès ?
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Pourquoi ce mot d'ordre à la Réunion, "stop aux Vergès" ? Comme dans toute société insulaire, l’île française de la Réunion a vécu dans son histoire le rôle des forces politique et sociale, dont celles du communisme français, devenu, en 1959, le P.C.R.. La place des hommes à leur tête est importante, dont celle marquante du docteur Raymond Vergès, qui a ouvert la voie, depuis 1946, à son fils, Paul, dont chacun connaît "les motifs très controversés de son lancement en politique".
Doté d’une extraordinaire intelligence et d'un immense opportunisme, engagé parachutiste dès son plus jeune âge, à son retour de la guerre 39-45, sur la Réunion, Paul Vergès se plonge dans le combat politique au cœur de la société réunionnaise. Fils d'un "grand bourgeois" réunionnais qualifié de "progressiste" rallié à une idéologie marquant une immense partie de la planète, le communisme, toute la vie politique de Paul, dont c’est devenu le métier, atteste que sa priorité a été d'abord, le pouvoir, et ce jusqu’à présent. Pouvoir non pas pour le peuple, non pas pour les déshérités, mais pour son clan, pour lui et pour sa dynastie. Là est l'imposture d'une vie et d'une fin de règne.
De son rêve personnel, être le Lénine, le Ho Chi Minh, le Castro ou le Mao de la Réunion dont il aurait été le libérateur révolutionnaire ( mais dans une île sans ressource ni richesse, pas ou peu de tourisme, pas de pétrole, pas de nickel, etc ....), il a su habilement passer au choix d'une emprise sur l'île de la Réunion par le jeu de la démocratie républicaine et des mandats électifs, tirant partie et profits des colossaux soutiens financiers de la France et de l'Europe qu'il a parfaitement su mettre en œuvre ces dernières décennies, pour le plus grand profit de la Réunion certes… mais aussi et surtout de son image d’Epinal personnelle.
Aujourd’hui, s’il est indéniable que la Réunion, grâce à la France et à l’Europe, s’est largement démarquée à la triste situation des pays et îles environnantes, il faut constater que la progression des niveaux de vie est plus que largement inégalitaire et injuste. Les milliards de francs, puis d’euros injectés dans notre île, l’ont surtout été pour la Réunion des possédants, des détenteurs des rentes de situation, héritiers d’une société coloniale et d’une économie de comptoir, dont habilement Paul Vergès et son parti ont toujours su protéger les intérêts tout en garantissant le maintien d’une large partie de la population dans leur dépendance économique et sociale, donc politique.
Les grands combats du P.C.R. dans le cadre de la République Française, sous la conduite de Paul Vergès, le "leader maximo local", ont été, le combat pour l’égalité politique permettant son existence et son ancrage dans la société réunionnaise, puis le combat pour l’égalité sociale qui lui a permis d’asseoir son électorat populaire. Grâce aux fonds publics de l’Etat, puis de l’Europe, dont il gère la manne par le biais des communes, puis plus récemment de la région et aujourd’hui indirectement du conseil général, il a établi son système de gouvernance népotique et clientéliste.
Par contre n’a jamais été conduit le combat pour l’égalité économique et l’égalité de citoyenneté française et européenne pour tous les Réunionnais. Ce combat, il ne le mènera jamais, car il lui faudrait alors remettre en cause l’exploitation scandaleuse et les énormes profits des tenants de l’économie réunionnaise que chacun connaît fort bien, ses alliés et ses soutiens objectifs auxquels il garant la "paix sociale" : concessionnaires automobiles, grands travaux du BTP, grande distribution, pétroliers, banques, assurances, compagnies aériennes, etc ….
Grâce à cette collusion politico-économique, l’intérêt général des Réunionnais est conditionné, non pas par les besoins du plus grand nombre, mais par les besoins d’une minorité pour qui, justement, le plus grand nombre, grâce aux milliards de la France et de l’Europe, constitue une manne dont il faut tirer au maximum profit. Ainsi, des fortunes qui, en France, se sont bâties au cours des siècles, se sont édifiées ici, à la Réunion, en quelques décennies.
C’est contre ce développement injuste et très inégalitaire de la société réunionnaise qu’entend œuvrer le groupe "mars 2010 stop aux Vergès", refusant le népotisme, l’emprise partisane et le rêve dynastique, perversions d’une famille et d’un clan qui malheureusement a fait trop d’émules dans l’île.
Facebook "mars 2010 stop aux Vergès"


