Virapoullé sur l'ARAST : “Je suis prêt à travailler avec la majorité et l’opposition sur ce dossier”

“Il y a qu’un mot pour résumer ce dossier de l’ARAST géré par la majorité départementale PS, PCR et divers droite, c’est l’amateurisme. Le Conseil général savait puisque la collectivité locale avait diminué les subventions de l’ARAST, que le tribunal allait prononcer la liquidation”.
“Gérer c’est prévoir, il fallait anticiper la décision du tribunal et en tirer toutes les conséquences, puisque le Conseil général souhaitait la liquidation. Il aurait fallu dans un temps précédant le jugement prendre toutes les précautions et faire toutes les analyses juridiques pour que les droits des personnels ne soient pas lésés”.
“Qu’est-ce qu’il faut faire pour sortir de cet imbroglio ? D’abord, il est urgent d’arrêter la partie de ping-pong entre d’une part l’AGS qui a perçu des cotisations d’assurance chômage notamment de l’ARAST, et d’autre part du Conseil général, au moins en ce qui concerne les indemnités de licenciement qui sont dus à ces personnels”.
“Ce ne serait que l’application pure et simple du jugement de liquidation judiciaire. Il revient donc aux cabinets d’avocats dûment habilités par l’ARAST, l’AGS et le Conseil général de saisir la justice”.
“Les questions auxquelles il est urgent de répondre, sont les suivantes : est-ce qu’on doit payer des indemnités de licenciement puisqu’il y aura reprise de l’activité ? Et s’il faut payer des indemnités de licenciement, qui doit payer ? Les parties en présence doivent s’engager à exécuter la décision de justice pour que cet abcès soit crevé”.
“Deuxième point important : c’est l’embauche ou non des ex-salariés de l’ARAST. Téléguidée par ses alliés, la présidente du Conseil général voudrait embaucher des personnes qui ne relèvent pas de l’ancien ARAST. C’est la raison pour laquelle je pense que la solution de ce problème ne peut être affichée que sur la voie de la vérité et de la transparence”.
“Vérité et transparence obligent à ce que les élus de la majorité et de l’opposition, en nombre égal avec les représentants du personnel et des syndicats, se mettent autour d’une table, et examinent cas par cas la situation professionnelle des ex-salariés de l’ex-ARAST, et leur proposent un reclassement”.
“A partir du moment où les 1.000 employés auront approuvé la solution qui leur sera proposée, nous aurons crevé le deuxième accès, celui de l’avenir de ce personnel”.
Sur la vidéo, Jean-Paul Virapoullé déclare être prêt à travailler avec les protagonistes de l’ex-ARAST pour trouver une solution “à ce drame humain”.


