Le projet tram-train reçoit le soutien de N. Dindar, Dennemont, Th. Robert et M. Lagourgue

Les oreilles de Didier Robert ont dû siffler à plusieurs reprises ce matin. Le député-maire du Tampon a été souvent montré du doigt par les trois élus. Tous ont dénoncé la “position politique” du délégué général d’Objectif Réunion, sur le dossier tram-train.
“Ce n’est pas parce qu’il y aura bientôt une échéance électorale qu’il faut dire n’importe quoi. Ce n’est pas parce qu’il y aujourd’hui un problème de surcoût financier qu’il faut faire une pause sur ce dossier”.
Si Nassimah Dindar appelle à la solidarité de la classe politique autour du tram-train. “Il faut que nous parlions d’une seule et même voix. Nous devons faire preuve de cohérence et convaincre le gouvernement d’apporter l’aide financière nécessaire pour la réalisation du projet”.
Ces arguments seront contenus dans une motion qui sera proposée au vote des conseillers généraux, mercredi, lors de l’assemblée plénière.
De son côté, Thierry Robert explique son soutien par l’urgence économique et sociale. “C’est le seul projet d’envergure que nous avons aujourd’hui. Oui, ça va coûter en investissement, oui ça va coûter en fonctionnement, mais avons-nous un autre projet de cette dimension pour la relance de notre activité économique ?”
“La prochaine suppression de la taxe professionnelle et l’incertitude de l’octroi de mer, va encore réduire la commande publique, alors avons-nous vraiment le choix ? Quelqu’un a-t-il autre chose à proposer ?”, a demandé le maire de Saint-Leu.
Michel Dennemont lui, ne comprend pas que l’on s’arrête à la question du surcoût. “Il y a eu un dépassement du budget pour la route des Tamarins, il y a déjà un dépassement du budget sur le transfert de l’eau d’Est en Ouest. Il faut s’attendre à un dépassement de budget sur le tram-train”.
Comme pour les deux autres élus, “la dotation ferroviaire de 80 millions d’euros demandée par la Région Réunion, doit être regardée dans son contexte. Il faut donc relativiser ce surcoût”.
Michel Lagourgue lui, espère que les discussions “souvent futiles” ne vont pas s’éterniser, “car comme dans le dossier de la route des Tamarins, il y a eu du retard, et c’est le développement de La Réunion qui a pris du retard”.


