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Le flamboyant et ses racines (à tous nos élus)

Ecrit par zinfos974 – le mercredi 14 septembre 2016 à 10H07

In ptit flamboyant peï, depuis quelques temps en terre, avait du mal à se développer. Un jour, le ptit cœur flamboyant i di a son ban racines, frères, aide a moin souplé ! Mi ve grandir, avoir des belles branches, des fleurs ! Mi ve monte la haut à coté nuage ! Surtout, inquiète pas zot ! Quand mi sera la haut, mi promet pas la lune, mais, dès que zot n’aura soif, mi va demande aux nuages de faire tomber su zot in pe la pluie. Quand i fera froid mi va demande au soleil de chauffe a zot et quand i fera trop chaud mi va demandé à la brise de soufflé in ptit l’air frais pou rafraichir zot tout. Surtout oubli pa si mi ve monté, c’est pou aide à zot.

Malgré la chaleur, la sécheresse et les cyclones, les racines ont travaillé jour et nuit, pour développer le flamboyant.

Ptit coeur la grandi, la grossi, lé devenu GROS-CŒUR. Arrivé en haut, lu la aide deux, trois branches que lu té préfère, la donne deux trois feuilles ek deux, trois fleurs in joli couleur, lu la oublié son ban frères.

Le temps i passe, rien la changé pou bana en bas, au contraire lé encore plus dur qu’avant, i faut travaille plus dur, plus longtemps pou gavé sot lé en haut. Bana en bas, la commence crié. Oté camarade ptit cœur, ou la oublie a nou, ou la oublie out promesses ! Ou lé un menteur !

A ce moment-là, GROS-CŒUR la levé, la tourne la tête, la regarde en bas, comme in gros blanc lu la di, bande de paresseux ! Bande d’assistés ! Est-ce que zot i conné avec qui zot lé en train de parler ? Est-ce que zot i conné à qui zot na affaire ? Moin la pa garde cabris avec zot, pou parle avec moin comme ça ! Depuis quand moin lé zot camarade ? Oublie a moin, largue mon l’ourlet ! Nous lé pas dans le même monde, zot lé dans la misère, la poussière, et dans la boue. Moin, mi lé en l’air, mi fréquente pas n’importe qui, les nuages lé devenu mon camarade, quand soleil i léve lu éclaire a moin d’abord, la brise i caresse mon visage, car ici en haut, lu souffle tous les jours, la nuit quand mon ventre lé bien plein, répu, la lune i raconte à moin z’histoire, qui fait rêve a moin. Ma vie lé gaillard ici en haut, mi ve monte plus haut encore, pou touche la lune.

Depuis ce jour-là, fatigué, déprimé, découragé, lo ban racines té force pu, té bouge pu, la arrêt travaillé. En haut le GROS-COEUR la commence flétrir, desséché, affolé, lu la crié, hé oh en bas ko ça zot lé en train de faire ! Zot i vois pas que moin lé en train de crevé, regarde ko sa mi ressemble ! Personne la répondu a lu.

GROS-CŒUR la crié in deuxième fois, oté camarade, répond a moin ! zot i conné que mi aime à zot ! Excuse a moin pou cozement l’autre jour ! Aide a moin souplait ! Mi sa va tombé, mi sa va sec, ni la lune, ni le soleil, ni la pluie i pe faire in zaffair pou moin, car c’est zot travail qui nourri a moin, mes trois branches la fine perde zot feuilles, lo ban fleurs la fané. Mi suppli a zot redonne a moin in coup de main, cette fois ci nou va monte ensemb. Lu té raconte n’importe quoi pou sauve a lu, pou reste la haut.Malheureusement le joli flamboyant la crevé. Racine i reste toujours à terre.

Georges POTOLA

 

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