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"Ma" conclusion de ces J.O.: fier de nos sportifs français! (Soyons sérieux…en déconnant quand même)

Ecrit par zinfos974 – le dimanche 21 août 2016 à 12H08

Oublions les larmes des compétiteurs déçus ; ils ne sont coupables de rien du tout. Nous, plutôt, leur sommes redevables de cette immense fierté qui nous étreint devant leurs très beaux résultats. Je considère comme champions même ceux qui n’ont pas dépassé le stade des premières éliminatoires ; ils font eux aussi partie de l’élite mondiale. Les "médailles en chocolat" (quel nom stupide !) sont valeureuses : 4è mondial, c’est pas rien.

Je retiens la 3è place et le bonheur de Christophe Lemaître, qui, 60 ans après, remet la France dans le clan des champions de course. Il ne s’est pas désolé, il a été heureux ; et félicité, summum de fierté, par le grand Usain Bolt lui-même. Excusez du peu.

Manaudou n’a pas eu l’or, qu’il soit rassuré : son nom, lui, est bel et bien inscrit en lettres d’or aux cimaises du sport mondial.

Et que dire de cette jeune boxeuse, 1è française à inscrire notre nation dans l’élite de la boxe féminine. Allé pas caress’ son fondement dan’ chemin, lu kok a ou mounoir !!!

Qui suis-je, demandez-vous, pour commenter ces J.O. ?
J’en parle ès-qualité, moi, sportif accompli. D’ailleurs, ça se voit au premier coup d’œil. Et mes résultats passés (trépassés, disent les esprits chagrins) plaident en ma faveur.

En terminale, M. Deligny m’avait initié au disque, où je fus vite parmi les meilleurs, juste surclassé par M. Le Toullec, autre prof de gym. Aujourd’hui, vous me direz, je suis surtout champion du tourne-disques...

Et le rugby alors. Je vous donne ma parole que j’ai toujours été imbattable… dans la 3è mi-temps. Même au judo j’ai fait mes preuves en gagnant une médaille… en plâtre, lors d’une compétition Tananarive/Sakay. J’ai commis l’erreur de sous-estimer mon adversaire, un petit Malgache, en tentant de lui placer un uchimata. Le même uchimata grâce auquel Anton Geesink fut le premier Européen à battre les champions japonais. Sauf que je ne suis pas Geesink.

Le petit Malgache m’a placé un p… de contre qui m’a arraché le plateau tibial droit. Bien fait pour ma gu… !

Reste la chasse, au risque de faire verser des torrents de chaudes larmes à l’aréopage fourni de mes admiratrices. C’était à Mada, sur une autre planète, et les kitantany, tsiriry et autres akanga s’en rappellent encore. Pour ces longues pérégrinations entre marécages et forêts, nous avions, outre le flingue (pour moi, un "Perfex" Manufrance, meilleur fusil du monde), deux gourdes, eau pure et betsabetsy (merveilleux petit rhum malgache que je vous recommande chaudement). Un litre de chaque, avec ça la journée était gagnée et le gibier pas trop en danger.

Non, je rigole, le seul sport qui m’a toujours apporté les plus fortes satisfactions, c’est l’excursion. Pas la course de montagne, je laisse ça à mon pote Ludo, mais l’excursion et Dieu sait si nous sommes gâtés ici. Le Piton je ne sais combien de fois, et à peu près tout ce que Bourbon peut comporter de sentiers, tous plus beaux les uns que les autres. Avec anecdotes diverses et inavouables, comme la "Pente Marie-Laure", qui grimpe vers La Nouvelle à partir de la rivière en bas. Ainsi surnommée parce qu’une copine de ce nom voulait à toute force appel l’hélico à mi-pente, en rendant tripes et boyaux.

Le contact avec la pleine nature, les bois, les forêts, les cours d’eau vive a toujours eu sur moi un effet sensuel, voire sexuel. Je ne suis pas le seul dans ce cas. Heureusement d’ailleurs que j’aime marcher car pour aller bosser à Marla pendant un an et demi, ça vaut mieux. Vous comprenez donc mon actuelle frustration…

A propos de mi-temps… Je sais que les purs et durs ne boivent que de l’eau en excursionnant. Pour mes potes et moi, les "3è mi-temps" se reproduisaient à chaque halte. Je me souviens d’une pause tarot au Petit-Matarum, en attendant, fallacieux prétexte, que la pluie cesse. Pause tarot/Punch des îles. Il y avait Michel, Zalan, Joël Dupont et bibi. Une fois terminée la halte, nous avons foncé sous une pluie battante, à l’assaut du Piton, revigorés par les bouteilles liquidées, en gueulant "CHARGEEEEEZZZZ !")

Ca, c’est du sport, hein Winston ?

 Jules Bénard, médaille d’or du m’en-foutisme toutes catégories

 

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