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CHU: Lionel Calenge, le directeur général qui "connaît La Réunion"

Ecrit par zinfos974 – le mardi 31 mai 2016 à 17H12

[Après plusieurs mois d’attente]urlblank:http://www.zinfos974.com/La-nomination-du-directeur-du-CHU-au-centre-d-un-nouveau-combat-pour-la-preference-regionale_a99402.html , Lionel Calenge a enfin été nommé directeur général du CHU de La Réunion et du GHER (Groupe hospitalier Est Réunion). Sa nomination a tardé à venir, au regard des nominations passées, ce qui a fait dire à pas mal d'observateurs que le dossier prenait une allure politique manifeste, voire risquée pour le futur titulaire du poste, redevable vis-à-vis de ses soutiens, dont de nombreux élus péi.

Cet épisode est désormais clos. Le [décret du président de la République]urlblank:http://www.zinfos974.com/Futur-directeur-du-CHU-Reunion-C-est-l-Elysee-qui-arbitre_a100287.html , François Hollande, a donc été publié ce lundi au Journal officiel.

Aux côtés de Frédérique Sauvat, présidente de la CME (Commission médicale d’établissement) et Pascale Guiraud, doyen de l’UFR (Unité de formation et de recherche en santé), Lionel Calenge a remercié cet après-midi, lors d'une conférence de presse, les personnalités politiques qui l’ont soutenu avant de remercier les professionnels de santé et d'ajouter : "Je n’ai jamais douté que les choses allaient se faire. Il y avait des candidats de qualité à départager (…) et ce laps de temps était maîtrisé si c’est pour la bonne cause". La bonne cause qui serait d’avoir quelqu'un "qui connaît La Réunion", à la tête du CHU, pour la première fois.
 
Une adaptation permanente

"Il y a eu une phase de développement importante pendant les quatre premières années du CHU, rappelle le directeur, et il faut constamment s’adapter à la dynamique démographique de l’île qui connaît un vieillissement de la population ainsi que la dynamique épidémiologique".
 
Cette année, les objectifs sont nombreux : structurer la recherche par rapport aux priorités de santé comme les maladies infectieuses tropicales, la création de quatre postes PUPH (Professeur des universités – praticien hospitalier) qui s’ajouteront aux 12 déjà existants, le développement d’activités innovantes comme la greffe cardiaque, l’inauguration du service addictologie…
 
Le nouveau directeur général ajoute que David Gruson a laissé une bonne base. Concernant l’enseignement, le nombre d’internats a augmenté : "Il y a un lien fort entre leur lieu de formation et leur lieu de service plus tard".  En cinq ans, le nombre d’internes a augmenté de 80%.
 
Il rappelle également que les équipes du CHU forment aussi 700 personnes de la zone océan Indien par an grâce à des conventions cadres de formation.
 
Et c’est avec Mayotte que le partenariat est "exemplaire" selon lui. "Nous allons développer les postes partagés, c’est-à-dire six mois d’exercice à Mayotte et six mois à La Réunion qui seront au nombre de 12", planifie-t-il.

12 millions d'euros à apurer
 
Un partenariat qui coûte malgré tout cher au CHU. 2,5 millions d’euros du déficit sont liés à l’accueil des patients de Mayotte en évacuation sanitaire. "Ils sont évacués sur la base de l’urgence et 40% n’ont pas de convention administrative, explique-t-il, et ils sont hébergés plus longtemps qu’il ne le faut car ils n’ont pas d’autres moyens".
 
Le déficit global s’élevait à [12 millions d’euros en 2015]urlblank:http://www.zinfos974.com/Le-CHU-de-La-Reunion-cloture-2015-avec-un-deficit-de-l-ordre-de-12-millions-d-euros_a100621.html . Lionel Calenge tient à rassurer: "Le plan de retour à l’équilibre est en place depuis 10 mois".  Un exemple de gestion mesurée : six millions d’euros de gain possible sur l’achat des médicaments.

Un retour à la stabilité est ainsi espéré pour la direction du CHU avec un tout nouveau directeur général qui assure connaître "les enjeux de La Réunion".

 

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