Jean-Jacques Morel : “Les électeurs ont la possibilité d’envoyer un message fort”

La classe moyenne du canton 4 de Saint-Denis a fui les bureaux de vote lors du premier tour du scrutin, le week-end dernier. “Ce qui se passe actuellement nuit beaucoup à l’image des élus”, reconnaît Jean-Jacques Morel.
“Au Conseil général, vous avez une majorité zembrocal, comme l’a dit Eric Soret, candidat de la NPAR. Cette majorité socialiste, communiste et centriste, dirigée par une présidente de droite, décrédibilise les valeurs politiques. Nassimah Dindar qui soutient Jean-Claude Fidji pour cette élection, il y a quelque chose d’incompréhensible”.
Selon Jean-Jacques Morel, “la situation sociale et économique les conforte dans leur volonté de se couper d’un environnement qui évolue sans eux et pour lequel ils ne sont sollicités qu’au moment d’une élection. Combien d’entre eux auraient aimé avoir leur mot à dire sur ce qui se passe à l’ADI ou à l’Arast”.
"Une politique qui enfonce les plus démunis"
“Une collectivité locale sensée faire du social est en train d’augmenter le nombre des chômeurs. Nassimah Dindar soutenue par Jean-Claude Fidji et les socialistes, mène une politique qui enfonce encore un peu plus les plus démunis”.
“Plus de 1.000 chômeurs supplémentaires, plus de 8.000 personnes âgées, handicapées ou dans le besoin, vivent dans la crainte de ne plus avoir d’auxiliaire de vie ou une aide-ménagère. Cette angoisse ajoutée à toutes les autres, ne peuvent conduire qu’à une désaffection des bureaux de vote”.
“Et n’oublions pas que c’est encore la majorité du Conseil général composée entre autres de Gilbert Annette, Jean-Claude Fidji, Thierry Robert et Nassimah Dindar qui a voté la forte augmentation de la taxe foncière. Encore une fois, ce sont les plus précaires et les foyers modestes qui seront pénalisés”.
“Comment voulez-vous que ceux qui n’attendent plus rien de cette majorité composite du Conseil général, si ce n’est des impôts et encore moins d’aides, aillent voter. Cette position constatée au premier tour est tout à fait compréhensible”.
“Ces abstentionnistes peuvent dire leur ras-le-bol d’une autre manière. Ils peuvent sanctionner les auteurs de la situation actuelle. Ils ont aussi l’occasion de lancer un message fort à l’ensemble des élus de La Réunion, et donner une autre chance à l’ADI, l’Arast et à la politique sociale du Conseil général”, a conclu Jean-Jacques Morel.


