Un projet de recherche du CHU de La Réunion distingué par The Lancet
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Appréhender au mieux les enjeux de Santé Publique spécifiques au territoire réunionnais est essentiel pour prioriser les actions à mettre en place pour améliorer l’état de santé de la population. Pour cela, le CHU de La Réunion participe à un programme international de
recherche en Santé Publique – le projet Global Burden of Disease (GBD).
En 2013, le CHU de La Réunion a intégré ce programme mondial, pour calculer ces indicateurs pour notre île. Le travail consiste à récolter des informations sur les différentes maladies présentes sur le département, afin de les estimer et les comparer selon la méthode élaborée par l'OMS.
Le programme, coordonné par l'Université de Washington, rassemble plus de 1000 chercheurs dans plus de 100 pays. Il vise à mesurer l’état de santé d’une population en prenant en compte à la fois les différentes maladies présentes, les âges auxquels ces maladies surviennent, leur impact sur la vie des individus et leur gravité. Il vise aussi à déterminer l’espérance de vie en bonne santé au sein d’une population.
Comment se concrétisent ces mesures ?
Ces mesures permettent de comparer les pays entre eux mais aussi d’identifier les maladies dont il faut prioritairement s’occuper et les facteurs qui pourraient permettre d’améliorer la santé de la population. Pour les pays de l’océan Indien, ces mesures sont disponibles pour les Seychelles, Maurice et Madagascar. Pour l’instant, elles ne sont pas disponibles pour La Réunion car elles sont englobées dans celle de la France métropolitaine. La situation sanitaire du département diffère pourtant de celle
de la métropole.
La collaboration du CHU de La Réunion au projet GBD nous permettra de disposer prochainement de mesures sanitaires fiables au niveau Régional pour décrire l'importance de plus de 300 pathologies au sein de la population locale.
La meilleure connaissance des spécificités Réunionnaises permettra d'adapter les actions de santé à mener prioritairement au niveau régional.
Ce projet de recherche a donné lieu à deux premières publications scientifiques internationales dans la prestigieuse revue médicale The Lancet. Cette revue scientifique britannique de renommée mondiale publie des articles de référence sélectionnés par un comité de lecture.


