Revenir à la rubrique : Faits divers

Une nouvelle vie pour Métisse, du sursis pour son bourreau

Ecrit par Ludovic Grondin – le mardi 7 avril 2015 à 15H39

Un Portois de 55 ans a été condamné à 6 mois de prison avec sursis jeudi 2 avril devant le tribunal correctionnel. [En octobre 2014]urlblank:http://www.zinfos974.com/Le-Port-Un-proprietaire-ivre-decoupe-les-oreilles-de-son-chien_a77470.html , il avait commis un acte de cruauté envers son chiot.
 
Interdiction lui a également été faite de posséder un animal pendant les 5 prochaines années, indiquait le Journal de l’Ile dans son édition du 3 avril. Ces sanctions lui ont été signifiées lors d’une audience à laquelle il n’a même pas pris la peine d’assister.
 
Le 23 octobre 2014, des habitants de la rue de Londres, en plein centre ville du Port, téléphonent au commissariat. Ils signalent aux policiers qu’un chien est en train d’hurler à la mort.

Les forces de l'ordre interviennent. Elles découvrent, dans un espace d'à peine 2m2 d’une résidence, un chien aux deux oreilles coupées. Sur place, des ciseaux sont retrouvés. L'habitant des lieux reconnaît les faits et est placé en cellule de dégrisement au vu de son état d'ébriété.
 
Sa mise en garde à vue ne lui est signifiée que le lendemain tellement son état alcoolisé est prononcé.

Pris en charge par la SPA de La Réunion, le chien de seulement quelques mois est soigné par l'équipe vétérinaire du dispensaire de la SPA à Saint-Denis.

Adoptée par un entrepreneur bien connu
 
Cinq mois après ce fait divers, Bertrand Chevallier, bénévole SPA qui s’était rendu sur les lieux pour prendre en charge l’animal à la demande des policiers, marque sa demi satisfaction. Rarement une personne formellement confondue dans des agissements de la sorte n’avait été inquiétée aussi sérieusement par la justice. Malgré le sursis prononcé et l’interdiction de posséder un animal "que" pendant 5 ans, il constate que la justice commence tout doucement à considérer les nombreuses plaintes des associations, sans doute à la faveur de l’évolution récente du statut de l’animal dans le code civil français.
 
Le royal bourbon qui a été baptisé Métisse se porte mieux depuis octobre dernier. Ce sont les membres de la famille de Nicolas Lebon, le célèbre producteur local d’huîtres, qui sont devenus ses nouveaux protecteurs. "Elle était très traumatisée au début. On pouvait à peine la toucher. Elle est encore très craintive. Mais avec le temps, ça va aller", affirme Nicolas Lebon. "Ces oreilles coupées : ça ne se voit plus. Enfin, on voit quelles ont été coupées mais c’est moins choquant qu’au début", raconte-t-il. Depuis l’adoption de Métisse, la famille s’est d’ailleurs agrandie d’un berger allemand également en détresse, amputé d’une patte.
 
A propos de Métisse, "on n’était même plus dans la maltraitance, on était dans la cruauté", avise Bertrand Chevallier."J’estime que si la justice touchait les gens au porte-monnaie, ça changerait peut-être les choses".

Une nouvelle affaire sordide devrait probablement déboucher sur une audience dans les mois qui viennent. Il s’agit là d’un chien qui a été pendu par son propriétaire à Sainte-Marie. Formellement identifié par des témoins, l’homme avait été placé en garde à vue puis remis en liberté le temps de la poursuite des investigations.
 

 

Une nouvelle vie pour Métisse, du sursis pour son bourreau

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :