Echange de terrains douteux à La Possession: La société civile immobilière répond

La semaine dernière, nous révélions que la mairie de La Possession venait d'engager [une plainte contre X]urlblank:http://www.zinfos974.com/La-mairie-de-La-Possession-porte-plainte-pour-un-echange-de-terrains-suspect_a82927.html dans une nouvelle histoire d'échange de terrains peu conventionnel. Ce mercredi 25 mars, la société civile immobilière qui s'est reconnue dans cet article a tenu à apporter une précision sur la plus-value réalisée par les membres de cette famille qui composent cette SCI.
Le terrain a bien été acheté 440.000 euros en 2008 comme nous l'évoquions dans notre précédent article mais d'après cette associée qui parle au nom de la SCI, ce terrain comportait une construction "en ruine", ce qui a amené à "l'édification d'un bâtiment livré tout équipé pour un coût de 900.000 euros. Et encore, sur ce chantier, on a fait des économies pour ramener ce prix à celui-là", expose cette associée.
Avec une acquisition de 440.000 euros combinée à une démolition-construction de 900.000 euros (soit plus de 1,3 M d'euros en tout), la SCI tient donc à fortement relativiser la plus-value obtenue en moins de quatre ans lors de l'échange conclu avec la mairie en 2013.
Le bien de la SCI, comme nous l'avions annoncé, avait donc été évalué à 1,8 million d'euros par le service des domaines en 2012, ce que confirme notre interlocutrice.
"La mairie peut porter plainte, nous on est tranquille", assure la représentante de la société de gestion immobilière.
Dans cette affaire, l'implication de personnes en fonction à des postes stratégiques dans la conclusion de l'échange pose des questions. Leur activisme pour d'une part sous-évaluer le bien communal et surévaluer le bien privé n'est pour l'heure pas éludé. La même question subsiste : quel était l'intérêt de la mairie de procéder à un échange pour un terrain situé dans la même zone, moins grand et pour lequel les finances de la collectivité étaient perdantes au change ? Il reviendra au Parquet de Saint-Denis de donner suite ou pas à cette plainte.


