Collège Jules Reydellet : madame la Principale et le syndrome de la Goyave de France !

La communauté éducative du collège Jules Reydellet s’est mobilisée récemment pour permettre aux élèves de disposer des conditions de travail indispensable à leur réussite.
La dégradation du climat scolaire, "l'insécurité" présente depuis deux ans sont les principaux éléments mis en avant pour cette mobilisation.
Comment en est-on arrivé là ?
A la rentrée scolaire 2013, une nouvelle principale a pris les rênes de l’établissement.
Proviseure adjointe au lycée Lislet Geoffroy, en difficulté professionnelle, elle obtient une promotion et devient chef d’établissement du collège Jules Reydellet.
Rapidement, le travail en équipe devient électrique. Les règles du jeu deviennent… du Je.
La concertation disparaît. Le climat scolaire se dégrade dans le collège. Le stress gagne les personnels, qui se sentent dévaloriser, humilier. Tout ce qui a été réalisé par les équipes systématiquement dénigré. Madame la principale va mettre les personnels au travail.
Le collège Jules Reydellet ne brille plus.
Les rôles de chacun ne sont plus respectés. Les relations ne sont plus basées sur des rôles, des compétences… mais sur du psychologique, sur de l’affectif et sur l’affirmation de son autorité de façon arbitraire.
Les premières conséquences de cette dérive se traduisent, quelques mois plus tard, par le départ de la principale adjointe de l’établissement. Le rectorat l’affecte comme principale du collège de Domenjod.
Ce choix du rectorat est surprenant. L’établissement est davantage fragilisé.
Les incivilités deviennent alors courantes dans l'établissement et dans toutes les classes. Des élèves se permettent de perturber les cours, bavardent, provoquent... L’autorité de l’adulte n’est plus respectée, conséquence de l’omniprésence de madame la principale dans la gestion au quotidien des affaires de vie scolaire, de toutes les affaires de l’établissement.
A la fin de l’année scolaire 2013-2014 tous les personnels de la vie scolaire (CPE et surveillants) sont entièrement renouvelés. Certains résident dans le Bas de la Rivière, connaissent les familles. Ils étaient des relais efficaces entre l’établissement et les familles. Madame la principale a fait le choix de ne pas renouveler les contrats car ces personnels ont osé l’interpeler sur leur situation. La CPE, très proche des familles, ne pouvant plus exercer sereinement ses missions, demande et obtient sa mutation dans un autre établissement.
L’école des parents disparaît. Le lien école-famille est rompu.
Le travail réalisé par les directions précédentes et les équipes pédagogiques est réduit à néant.
L’année scolaire 2014-2015 n’est qu’un bis répétita de l’année scolaire précédente.
Depuis la reprise d’août 2014, des bagarres entre élèves animent la cour du collège quasiment tous les jours à la récréation de la matinée. Des élèves arrivent en retard en cours. Des élèves collés ne viennent pas aux colles du mercredi après midi.
Parents, personnels ne sont pas entendus.
Les conditions de travail des personnels et des élèves continuent de se dégrader. Les personnels souffrent. Personne n’ose en faire part. C’est mal vu.
Le lundi 9 février 2015 plusieurs bagarres entre élèves éclatent à la récréation. Les personnels interviennent pour ramener l’ordre. Les enseignants prennent en charge les élèves avant la fin de la récréation. Quelques jours plus tard, un élève est agressé par d’autres élèves, cagoulés, dans l’enceinte de l’établissement.
Des personnels du rectorat se rendent au collège. Madame la principale est la seule interlocutrice.
Vive le copinage dans l’Ecole de la République !
Des membres de la communauté éducative du Collège Jules Reydellet


