Les religions ne tuent pas

LES RELIGIONS NE TUENT PAS ...
Seuls les hommes ont ce pouvoir.
Dans le cas de Charlie Hebdo, on a bel et bien affaire à un choc de cultures, une opposition de valeurs.
D'un côté, ceux qui prônent la liberté d'expression et s'amusent de tout quitte à déplaire, voire choquer quelques-uns.
La liberté revêt un caractère sacré aux yeux de certains et ils acceptent de risquer leur vie pour la défendre. Comme le disait Robert Badinter, ce sont eux les véritables héros de notre monde moderne.
De l'autre des hommes manipulés et qui justifient leurs actes au nom d'une religion qui selon eux aurait été offensée.
Les principes religieux animent certains individus qui ne tolèrent donc pas les propos blasphématoires.
Quand les mots manquent, disait Marie Claude Barbin,... la violence explose.
Ainsi leur seul tort ( l'équipe de Charlie Hebdo), aurait été de ne pas mesurer réellement ou sérieusement l'impact de ces caricatures sur des populations qui se sont sentis meurtris dans leur foi.
Pourquoi la violence a-t-elle explosé ? Est-ce parce que les mots ont manqué ? Parce que ceux qui se sont sentis bafoués n’ont peut-être pas eu la même couverture médiatique et l’espace de paroles nécessaires pour pouvoir désapprouver...
Un Kouachi, Un Coulibaly, Un Mohamed Merah ne sont pas des exemples de réussite scolaire... Ces individus avant d’être des intégristes ont été des Français qui n’ont pas su ...s’intégrer dans la société française.
On entend les discours, aujourd’hui, de fermeté, mais il y a un constat d’échecs des politiques menées dans les banlieues et le malaise ne peut-être que grandissant.
La faute à qui ?
Leur idéal ( de ces terroristes en puissance) n’est pas celle de la République française, leur idéal est celui du djihad ...
Il faudrait se poser la question pourquoi ?
Deux limites ont été franchies : Du côté des caricaturistes : ils se sont attaqués à la religion de certains intégristes ( ou du moins de la conception que certains en font). Un franchissement inacceptable, condamnable au yeux d’une minorité.
Une autre a été malheureusement franchie : l’assassinat odieux d’hommes et de femmes. Le mal suprême aux yeux de la majorité des citoyens de la République.
Attention, personne ne peut et ne doit cautionner ces actes.
Mais c’est une réalité : il n'y aurait pas eu de meurtre s’ils ne s’étaient pas sentis offensés. Mais ces crimes restent et demeurent inqualifiables.
La liberté d’expression est un droit...mais ne dit-on pas que la liberté des uns s’achève là où commence celle des autres. La liberté doit prendre en compte une autre notion : LE RESPECT d'autrui.
Toutefois,on le rappelle la réaction des personnes offensées est contraire aux principes religieux qu’ils sont censés pratiquer.
Il est clair qu’il faut mener une véritable réflexion sur ce qu’est la liberté d’expression.
La liberté d’expression n’est pas absolue car certains propos peuvent amener un citoyen en prison ( exemple : 10 mois ferme, pour une personne ivre qui aurait “fait l’apologie du terrorisme")...
La liberté d’expression est donc celle que les députés ont voté. Donc, il s’agit d’une liberté encadrée par des lois. Peut-on parler encore de liberté dans ce cas ?
Là est toute la question.
EMMANUEL J.


