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Jacques Dijoux de Saint-Paul : Qui crée l'emploi?

Ecrit par zinfos974 – le mardi 18 novembre 2014 à 09H36

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Qui crée l’emploi ?

L’article de Didier le STRAT (quotidien du 04/11/2014), grand ponte des vertus de la concurrence, caractérise bien le grand décalage entre les mentalités du public et du privé.
Selon lui ce n’est pas l’entrepreneur qui créé l’emploi, mais le consommateur. Il ajoute que l’Etat employeur pourrait éradiquer le chômage et la précarité s’il le voulait. Mais les médias nous ont tellement formaté le cerveau qu’on a fini par croire que ce sont les entreprises qui créent l’emploi. De surcroît, les médias nous piègent. Car ils mettent en avant les faux experts. (Les journalistes apprécieront !) Que nenni dit-il, (en expert) c’est le client qui créent l’emploi.
Non monsieur, l’intérêt du consommateur c’est d’acheter au moins  cher. Peu importe si l’entreprise est mise à mal. Même les acheteurs publics mettent le critère du prix bas, en avant, dans les appels d’offre. Donc les consommateurs ne créent pas l’emploi. Ils tuent l’emploi. Car la concurrence n’est pas que vertueuse. La réguler n’est pas simple. Mais faudrait y réfléchir. Elle est même déstabilisée par les politiques d’intervention publique (subventions, défisc). Certes il faut du pouvoir d’achat pour consommer. Mais c’est bien l’entrepreneur, qui prend des risques, investit, et fait appel aux salariés pour produire. Ce sont les chercheurs et entrepreneurs qui permettent le développement de l’activité professionnelle. Les gouvernements, successifs depuis 30 ans ont-ils pu faire baisser la courbe du chômage ? Pôle n’emploi pas ! C’est une chambre d’enregistrement des offres. Et elles viennent d’où les offres ? Des consommateurs ? Dommage que je n’ai pas pu vous avoir en direct sur les ondes de Réunion 1ère. On aurait pu connaitre votre position sur le monopole de sécurité sociale. A vous entendre, vous êtes certainement quelqu’un de sympathique, mais votre vision de l’entreprise est erronée.
Nous sommes capables de nous adapter aux coûts. Mais il faut que l’administration centrale arrête de nous donner des coups règlementaires. On reconnait la nécessité de simplifier. Mais les entreprises vous diront qu’on est loin du compte. La haute administration n’a pas conscience de la charge de travail qu’occasionne le trop de règlementation. L’administration « de terrain » se plaint elle aussi de sa tutelle. Libéralisez, allégez, fixez le cadre et laissez nous faire. Vous verrez l’impact sur l’emploi. Un entrepreneur est motivé par la création de la valeur ajoutée de richesse et d’emploi. Licencier n’est pas son but. Mais il doit pouvoir le faire sans contrainte, si le carnet de commande baisse. Pour comprendre cela, il ne faut pas être dans le dogmatisme ou dans la méfiance de l’entreprise. Disons plutôt de l’entrepreneur (libéral). Les entreprises capitalistes relèvent probablement d’une autre mentalité. Le coût du licenciement est véritable frein à l’embauche. Tous les entrepreneurs vous le diront. Nous sommes tous des voleurs, des profiteurs, des exploiteurs de salariés ? Soyons sérieux ! Levez ce frein, et vous verrez ! C’est à la collectivité d’accompagner la personne licenciée.

On a payé des cotisations pour cela. Les cerveaux formatés, ne sont ceux que l’on croit. Enseigne-t-on à l’école (sur le plan économique) l’utopie socialiste, et les possibles dérives du libéralisme, qui n’est pas capitalisme. Le gouvernement actuel n’est-il pas entrain d’opérer un virage libéral ? On ajoute social, tellement ce concept est galvaudé et non enseigné. L’ex-ministre de l’économie MONTEBOURG s’est inscrit à un cursus de gestion d’entreprise. Peut-être comprendra t-il que la concurrence non polluée, par les interventions étatiques est une bonne chose. Et qu’elle peut aussi s’appliquer à la sécurité sociale, qui est un monopole d’Etat. Elle fixe ses prix et ses prestations et l’impose à ses assujettis. J’entends les esprits formatés dire : la santé ce n’est pas pareil.
On risque une injustice sociale des pauvres et des riches. Faux ! il suffit « d’encadrer » la concurrence entre assureurs, au regard des cotisations et des prestations. 
                                

Jacques DIJOUX
Saint-Paul.  

 

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