Elections à Ste-Suzanne : Alamélou pousse jusqu'au Conseil d'Etat

Hier, le tribunal administratif de Saint-Denis a rejeté la requête en annulation des élections municipales de Sainte-Suzanne déposée par Daniel Alamélou, candidat malheureux aux dernières municipales. Les arguments avancés (tracts, dons d'argent, embauches…) par Daniel Alamélou devant le tribunal administratif n'ont pas été retenus et n'ont pas altéré la sincérité du scrutin. Pour rappel, l'élection s'était jouée à 452 voix entre Maurice Gironcel et Daniel Alamélou.
Une décision dont Maurice Gironcel s'est félicitée hier soir, expliquant que son équipe n'avait commis aucune irrégularité dans le processus électoral.
Mais chez son opposant Daniel Alamélou, la décision du tribunal administratif "étonne". "Il y a des lois. Nous avons fait une campagne propre, une campagne qui a respecté la démocratie. Des fraudes ont été constatées par le tribunal administratif mais rien n'a été fait. La loi peut-être dérogée pour certains ? Il y a un problème", explique Daniel Alamélou.
Réunie ce matin à Sainte-Suzanne, l'opposition a décidé de continuer le combat et de pousser jusqu'au Conseil d'Etat. Pas question pour Daniel Alamélou de laisser de côté les milliers d'électeurs de Sainte-Suzanne qui ont voté pour lui en mars dernier. Il a rappelé qu'une autre procédure, cette fois-ci pénale, est toujours en cours. Une plainte a été déposée auprès du procureur de la République. "On a des fraudes constatées, des témoins courageux. Des électeurs ont témoigné et apporté des éléments de preuves. C'est pour le courage de ces gens qu'il faut aller au bout de la procédure", nous a-t-il expliqué par téléphone.
La saisine doit être déposée dans un délai d'un mois à compter du prononcé du jugement. Reste à attendre la décision qui ne pourrait intervenir que dans plusieurs mois…


