Parti socialiste : "Nos opposants veulent nationaliser ces élections municipales"

Point d'étape du Parti socialiste à deux mois du premier tour des élections municipales. Au siège de la fédération, le secrétaire fédéral du PS, Philippe Leconstant, a rappelé "l'enjeu" de ces élections, mais également l'influence des municipales sur les futures échéances électorales. Au passage, le PS fustige l'attitude de la droite et sa volonté de "mettre en avant des thématiques nationales" pour une élection locale.
"L'élection municipale est une échéance très importante pour la démocratie locale puisqu'il s'agit de confier une mairie à une équipe pendant six ans. Et ces municipales vont influencer les futures échéances électorales (départementales, régionales, sénatoriales, intercommunales…)", explique en introduction le secrétaire fédéral du PS, Philippe Leconstant.
Lors d'un point d'étape au siège de la fédération, les cadres du PS sont revenus sur la préparation de ces élections. "Depuis 10 mois, nous sommes dans une phase de préparation (…) faite dans le cadre d'une procédure démocratique. A chaque étape, les adhérents ont choisi leur candidat. Une procédure qui vaut pour toutes les élections", souligne-t-il.
En tout, le PS va présenter 16 candidats sur 16 communes au premier tour des municipales. "On réfléchit pour une 17e candidature", explique Philippe Leconstant. Visée par le PS, la ville de Saint-Leu. "Mais nous continuons avec la fédération à travailler dans les villes où nous n'avons pas de section comme Trois-Bassins", précise-t-il.
Mettre en avant les actions du gouvernement à la Réunion
S'appuyant sur les grandes thématiques défendues par le PS - l'emploi, la jeunesse, l'éducation, le logement ou encore les transports - les candidats socialistes ne comptent pas "mettre leur drapeau socialiste" dans leur poche au moment des élections. "Nos opposants veulent nationaliser ces élections municipales. Ils mettent en avant des thèmes nationaux, en critiquant l'action du gouvernement et en demandant un vote sanction des électeurs", explique Philippe Leconstant.
Le PS compte bien mettre en avant les avancées obtenues à la Réunion depuis le début de mandature de François Hollande (mai 2012 ndlr). Augmentation des contrats aidés, quote-part de l'Etat sur les emplois d'avenir revue à la hausse, Philippe Leconstant loue "l'action du gouvernement" à la Réunion. "La courbe du chômage des jeunes s'est inversée", rappelle le secrétaire fédéral du PS. Autre "succès" à mettre au crédit du gouvernement, la baisse annoncée des carburants à la pompe. "Il y aura une baisse du prix des carburants et une baisse à la pompe comme promis par Victorin Lurel (ministre des Outre-mer). C'est sur ce point que la population nous suivra", souligne Philippe Leconstant. Pour le PS à la Réunion, le gouvernement a été "courageux".
"Nous sommes en train de redresser les comptes du pays. Ce que Nicolas Sarkozy n'a pas fait, nous le faisons. Cela demande du courage même si c'est au prix de l'impopularité. Le redressement de la France est notre priorité, car elle a été laissée dans une situation calamiteuse par la droite après 10 ans de pouvoir", poursuit Philippe Leconstant.
Pour le PS à la Réunion, le principal adversaire aux élections est la "droite". Quant aux stratégies pour les élections, Philippe Leconstant précise qu'il n y a pas "d'accord global" entre partis de gauche. Seule certitude, les socialistes se sont rapprochés du PRG, des Verts ou encore du PSR. En ce qui concerne le PCR, il n' y a pas eu de rencontre à l'heure actuelle.


