Bejisa: La BR signe un chèque d’urgence de 15.000€ pour les agriculteurs

Aujourd’hui à l’hôtel de la Banque de La Réunion (BR), le Président Philippe Garsuault, en présence du secrétaire générale de la Préfecture, Xavier Brunetière, a fait don d’un chèque d’un montant de 15.000 € à la filière agricole, en difficultés depuis le passage du cyclone Bejisa. Au lendemain de la catastrophe, la BR avait déjà débloqué une enveloppe pour les particuliers en situation délicate.
Suite à la mission d’expertise organisée par la Préfecture pour faire le point sur le montant global des dégâts, qui s’évaluent à 49 millions d’euros (hors production de cannes à sucre), la BR s’est dite concernée par ce désastre en tant qu’acteur économique historique de l’île.
Le préfet, Jean-Luc Marx, a transmis le rapport de demande d’aides, mais le temps que la procédure se mette en place, Louis Biannic, directeur régional de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (DRAF) appelle à la mobilisation : "toute initiative de ce type est la bienvenue pour les familles en détresse".
"Le secteur agricole ne représente que 10% de nos clients, ce n’est pas notre corps de métier principal, cette initiative est purement citoyenne", explique Bernard Frémont, directeur général de la Banque de La Réunion.
"Les deux prochains mois vont être particulièrement compliqués"
Jérôme Gonthier, président de la fédération régionale des coopératives agricoles de La Réunion (FRCA), précise que ce chèque de 15.000 euros permettra de cibler et d’aider une quinzaine de maraîchers qui se trouvent dans des situations critiques. "La filière agricole tient à saluer ce mouvement de solidarité, car les deux prochains mois vont être particulièrement compliqués, voire chaotiques pour certains collègues", explique-t-il.
"Les gens retiennent la flambée des prix du kilo de tomates à 4€ après le passage de Bejisa, mais signale-t-on les tarifs hors période cyclonique, où le kilo atteint les 0,80 centimes?", proteste le président de la FRCA.
Jérôme Gonthier tiens également à relever que la Réunion est un des rares DOM à avoir un minimum de 80% d’autonomie alimentaire en produits frais. Une excellence qui, selon lui, repose sur les agriculteurs au service de la population qui ont besoin aujourd’hui de la solidarité réunionnaise.


