Flambée des prix des fruits et légumes au marché

La filière agricole garde des séquelles du passage de Bejisa. Directement touchés, les agriculteurs essaient de limiter leurs pertes, pendant que les acheteurs subissent l’augmentation des prix.
A Saint-Denis, les étals sont toujours remplis. Malgré la hausse des prix après le cyclone, la fréquentation du petit marché, en bas de la rue Maréchal Leclerc, n’est pas perturbée. Mais qu'en est-il des prix ?
Certains forains écoulent leurs stocks de la semaine dernière, leurs prix restent donc pour le moment identiques. D’autres s’étant approvisionnés ce matin au marché de gros de Saint-Pierre, où les prix explosent, augmentent fortement, voire doublent, leurs tarifs.
M. Soidron tient un stand de fruits à l’entrée du centre-ville de Saint-Denis. Il a doublé ses tarifs : "Avant le cyclone, le ballot de letchis était à 30 €, après le cyclone, il est passé à 70 €. Je suis obligé d’augmenter les prix, sinon je vends à perte", se justifie-t-il. Même bilan pour les mangues et les bananes des étals. Seul fruit épargné : l'ananas.
Au stand de Bruno, le prix des légumes à particulièrement augmenté : "avant le cyclone, le prix de 20 kg de tomates plafonnait à une vingtaine d’euros, ce matin, au marché de gros, j’ai acheté 20 kg à 50 €. Le kilo s’affiche maintenant à 3,50 €". Les salades sont passées de 0,80 cts à 1,50 €, les aubergines de 2 € à 3€, les choux d’1,80€ à 2,50 €, la carotte d’1,50€ à 2€ et le thym de 0,80€ à 1€.
Brigitte, la trentaine, habituée du petit marché, ne s’étonne pas de cette hausse : "c’est plus cher mais j'y étais préparée". Gilles, 45 ans, accompagné de sa fille, confie faire plus attention à ses achats et comparer d'avantage les prix, car selon lui "certains bazardiers abusent de la situation".
Une bonne partie des marchands assure qu’une fois les stocks de la semaine dernière écoulée, la hausse des prix sera d’autant plus importante la semaine prochaine.




