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Cour d'appel : Gérard Ethève relaxé, un coup de massue pour les victimes

Le fondateur et ex-PDG d'Air Austral, Gérard Ethève, a été relaxé en appel dans deux affaires de harcèlement moral.
Ecrit par zinfos974 – le jeudi 19 décembre 2013 à 10H03

Condamné en première instance, la cour d'appel a relaxé ce jeudi 12 décembre 2013 Gérard Ethève, ex-PDG d'Air Austral, qui était accusé de [harcèlement moral par deux anciens employés de la compagnie aérienne]urlblank:http://www.zinfos974.com/Cour-d-appel-Gerard-Etheve-rejuge-pour-deux-affaires-de-harcelement_a63334.html .

Le tribunal correctionnel avait pourtant condamné en première instance Gérard Ethève à six mois de prison avec sursis et 15.000 euros d'amende et Air Austral à 50.000 euros d'amende dans l'affaire de harcèlement moral qui l'opposait à David Rocher, ancien pilote pour la compagnie aérienne.

Dans l'affaire opposant l'ancien dirigeant d'Air Austral à Isabelle Lebon, ex-assistance de Béatrice Coma, ex-responsable de la communication au sein de l'entreprise (qui a elle été reconnue victime d'harcèlement moral, ndlr), la relaxe a également été prononcée. En première instance, Gérard Ethève avait été condamné à payer 5.000 euros d'amende.

"Un justice aux ordres !"

Pour les plaignants, le délibéré est tombé comme un coup de massue. "Je n'imaginais même pas qu'il puisse être relaxé", a souligné, très émue, Isabelle Lebon. Elle souhaite se donner du temps afin de savoir si elle portera l'affaire en cassation ou non.

Pour David Rocher, ancien pilote d'Air Austral, c'est "un sentiment d'injustice" qui émane. "C'est scandaleux !", a-t-il réagi. "A chaud, je ne pense pas que je ferai un pourvois en cassation. Je n'ai plus confiance en la justice", a-t-il ajouté.

Béatrice Coma, qui a elle été r[econnue victime de harcèlement moral]urlblank:http://www.zinfos974.com/Cour-d-appel-Gerard-Etheve-rejuge-pour-deux-affaires-de-harcelement_a63334.html par Air Austral et Gérard Ethève, était venue soutenir les deux plaignants et notamment son ex-assistante. En larmes après l'énoncé du jugement, elle n'a pas mâché ses mots contre la justice réunionnaise : "C'est (Gérard Ethève, ndlr) un être immonde et aujourd'hui, la justice n'a pas fait son travail. Comment voulez-vous qu'on se reconstruise. On était au bord du suicide et ce sont les médecins qui nous ont sauvé. Aujourd'hui la justice dit aux harceleurs : "Continuez, vous ne risquez-rien !"", a-t-elle lancée, excédée.

Pour David Rocher, Isabelle Lebon et Béatrice Coma, l'incompréhension est donc totale après ce jugement en appel. "Comment peut-on relaxer quelqu'un qui est le harceleur alors que l'entreprise a été condamnée ? Ce n'est pas une justice indépendante, c'est une justice aux ordres", conclut Béatrice Coma.

 

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