Violences conjugales : Faible affluence dans les commissariats de l'île

A l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, les commissariats de police de La Réunion ouvraient leurs portes.
But de l'opération, qui était une première dans l'île ? Favoriser des échanges entre la police, les professionnels du secteur et le public concerné sur cette question sensible. Mais force est de constater qu'il n'y avait pas foule dans les commissariats ce lundi : au total, seulement 17 personnes ont participé à ces rencontres (8 à Saint-Denis, 2 au Port, 3 à Saint-Pierre et 4 à Saint-André).
Le commandant Alain Cazanove, coordinateur de la communication à la direction départementale de la sécurité publique, reconnaît que "l'affluence a été mitigée" mais souligne que "notre initiative a été relayée de façon très satisfaisante auprès du public, si bien que la démarche d'ouverture à l'endroit des femmes victimes de violences est désormais connue".
Ces échanges ont permis d'aborder tous les aspects de la prise en charge des femmes victimes de violences par les services de police : présentation de l'arsenal juridique, parcours de la plainte au jugement, progrès liés à l'installation d'assistantes sociales dans les commissariats...
Alain Cazanove souligne d'ailleurs que quand une femme franchit la porte du commissariat pour dénoncer des faits de violences conjugales, la prise en charge s'effectue "au cas par cas".
"Il faut évaluer la situation exacte de cette femme, savoir ce qu'elle veut. Certaines femmes viennent nous voir pour consigner, à titre de confidences, sans souhait de mener une action en justice. D'autres s'inscrivent dans une démarche de procédure pénale. Les demandes sont très variées", souligne-t-il.
En cas de situation d'urgence, Alain Cazanove détaille la marche à suivre : "Il y a une mise en action des services d'hébergement d'urgence, pour que la victime puisse dormir en sécurité et ses enfants aussi. En parallèle, on lance la procédure pénale avec l'enregistrement de la plainte, l'interpellation de l'auteur et la mise en garde à vue".


