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Violence faites aux femmes: Osez en parler
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Ecrit par zinfos974 – le lundi 25 novembre 2013 à 14H18

Le 17 décembre 1999, les Nations Unies a proclamé le 25 novembre « Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes » , en hommage aux sœurs Mirabal sauvagement assassinées en République Dominicaine le 25 novembre 1960 sur les ordres du dictateur et chef de l’Etat, Rafaël Trujillo. Depuis, elles sont le symbole du combat contre la violence envers les femmes : violence d‘état, violence privée et violence dans le monde du travail. En 2002, les associations féministes françaises rejoignent le mouvement.
Hélas chaque année, s'affiche les chiffres d'un nouveau fléau, les sévices et tortures infligés par des hommes à des millions de femmes, sont bien réels et les colonnes de tous les journaux de la terre ne suffiraient pas si l'on voulait recenser la totalité de ces crimes ... Ces violences faites aux femmes sont la marque d'une société encore profondément inégalitaire entre les femmes et les hommes. Elles sont l'un des premiers fléaux de la société et ne se limitent pas aux coups et blessures, elles prennent des formes multiples : violences psychologiques, harcèlement, mariages forcés, mutilations sexuelles et doivent être abordées comme tel.
Il faut savoir que 400 000 femmes ont déclaré avoir été victimes de violences conjugales en 2012, que 148 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint, que 154 000 femmes sont violées chaque année en France, que 16 % des femmes déclarent avoir subi des rapports forcés ou des tentativesd e rapports forcés au cours de leur vie, qu'une femme est tuée par son conjoint tous les 3 jours, qu'une seule femme battue sur dix dépose aujourd'hui plainte. Le climat de déni, de méfiance, de honte empêche ces dernières d'en parler et la part des homicides commis en France ( 17,4 % ) seraient dus à des violences conjugales.
Aux Etats-Unis, une femme est battue par son partenaire toutes les 15 secondes, en Afrique du Sud, une femme est violée toutes les 23 secondes et au Bangladesh, près de la moitié des femmes ont subi des abus physiques de la part de leur conjoint,
Cependant, il s'agit bien d'un enjeu politique, d'un enjeu de société. En pleine période de crise, rappelons aussi que l'on estime leur coût à 2,5 milliards d'euros pour la collectivité entre police, hôpitaux, justice..."
Ne pourrait on pas utiliser cet argent au travers de moyens préventifs ou autres ?
Le monde, selon nous, n'est pas bipolaire et le mal fait aux femmes concerne l'humanité entière. Les femmes représentent la moitité de l'humanité et il est réducteur que seules les femmes s'expriment. Pourrions nous, pour défendre cette cause, faire aussi appel à tous les hommes qui ont été, un jour ou l'autre, confrontés à ces violences : des pères, des conjoints, des compagnons, des frères, des fils de femmes meurtries ? Sans leur adhésion et sans l'apprentissage de nos enfants dès le plus jeune âge par leurs mamans, leurs papas et tous les adultes qui les aideront à grandir, notre société restera la même : les femmes d'un côté et les hommes de l'autre, avec l'incompréhension partagée !
Femmes PLR de la Possession adhèrent à cette journée et s'insurgent contre ces violences encore trop fréquentes faites aux femmes dans notre société. Elles jugent la situation alarmante et pointent du doigt la recrudescence de ce fléau. A la Réunion notamment où les cas récents de violences ne manquent pas, elles dénoncent fermement ces «carnages interminables».
Il est aussi de la responsabilité du Gouvernement de permettre aux femmes d'être protégées, c'est pourquoi, elles lui demandent l’adoption urgente de la loi-cadre. Loi-cadre qui comprend des dispositions portant sur les conditions de prévention des violences, sur la protection des femmes victimes de violence, sur des sanctions dissuasives pour les auteurs de ces crimes et sur la réparation du préjudice subi par les victimes.
Heureusement, que plusieurs organisations humanitaires et associations pour l'élimination de ces violences unissent leur force chaque jour pour combattre cette " gangrène".
Gardons espoir, que même si l'évènement ne parvient pas toujours à capter l'attention, que cette cause puisse être entendue.
GROUPE FEMMES PLR DE LA POSSESSION
METTONS FIN AU CYCLE DE LA VIOLENCE
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