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Rythmes scolaires: L'intersyndicale boycotte le comité technique académique

Ecrit par zinfos974 – le vendredi 8 novembre 2013 à 15H50

La CGTR Éduc'action, le Saiper, le FSU et le CFTC ont boycotté le comité technique académique du rectorat ce vendredi pour faire passer quelques messages. Les rythmes scolaires, mais aussi la journée de cours perdue au profit de la fête de la Salette, le calendrier scolaire et les salaires du personnel précaire, sont parmi les sujets à discuter, selon les syndicalistes pour qui le recteur a perdu le sens du dialogue social. Le comité technique académique a été reporté.

"Même si le recteur est aux commandes, il ne doit pas oublier qu'il a des partenaires, annonce Patrick Corré, secrétaire général de la CGTR Éduc'action. Après sa prise de fonction, le recteur s'était reposé sur le dialogue social mais aujourd'hui il est de moins en moins à l'écoute". Pour Didier Debals, représentant du Saiper, il s'agit de montrer que "même si le recteur dit qu'on est des syndicats minoritaires (faisant allusion au commentaire du recteur lors des assises sur l'éducation prioritaire sur la CGTR Éduc'action et le FSU, ndlr), on devient majoritaires si on est tous unis".

En effet, les SNALC et l'UNSA étaient les seuls présents au comité technique académique, parmi les six groupes syndicaux. Il a donc dû être reporté.

"Nous espérons pouvoir obtenir des discussions quant aux rythmes scolaires. Les enfants sont fatigués et désorientés, explique Patrick Corré. Le calendrier a été rallongé pour les élèves en période chaude, ce qui est complètement illogique. Il faut arrêter le "forcing" et entamer des échanges avec les parents et les élèves concernés".

Quant à la fête de la Salette, "c'est une journée de cours perdue", selon Didier Debals. "Les enseignants ont soit disant récupéré leur journée un mercredi, lorsqu'il n'y avait pas d'élève et rien à faire". Il parle d'un "rapport de force entre le recteur et le député-maire de Saint-Leu" dans lequel le recteur a perdu pied. "Mais nous sommes des fonctionnaires d'État et non sous la tutelle du maire", insiste-t-il.

Dernière revendication: le personnel précaire aurait vu son salaire de 690 euros payé en deux fois, ce qui aurait entraîné des préjudices pour les salariés, comme des rejets bancaires. "Le recteur ne répond toujours pas aux demandes d'aide de ces employés", affirme le secrétaire général de la CGTR Éduc'action.

Les syndicalistes se préparent pour la mobilisation du jeudi 14 novembre devant la préfecture, accompagnés des parents et des enseignants, contre les nouveaux rythmes scolaires.

 

Rythmes scolaires: L'intersyndicale boycotte le comité technique académique

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