Revenir à la rubrique : Courrier des lecteurs

L’échec flagrant de la politique : mais où sont les penseurs, bon D… ?

Ecrit par zinfos974 – le lundi 4 novembre 2013 à 11H42

Les politiciens, les décideurs, les grands de ce monde, tous bords confondus, sont en roue libre. Sans garde-fou. Sans personne à leurs côtés pour les aider à orienter leurs pensées puis leurs actions.

Il en va ainsi depuis les années 80. Il n’y a plus un visionnaire, plus un penseur pour décider du sort des nations. Aux USA, il y eut Roosevelt puis Kennedy peut-être, qui n’a pas eu le temps de vraiment faire ses preuves. Gorbatchev en URSS. En Sud-Afrique Mandela. Et en France, De Gaulle puis Mitterrand. Depuis, on n’a eu affaire qu’à des épiciers, des marchands de tapis. Encore que ce que je dis là soit méchant pour ces derniers, professionnels éminents s’il en fût.
Chirac ? Sarkozy ? Hollande ? Ils gèrent l’instant présent, tentent de (mal) parer au plus pressé sans jamais se projeter dans l’avenir.

Dans une excellente étude, quasi exhaustive, Michel Winnock montre combien, depuis l’affaire Dreyfus et jusqu’au milieu du 20è siècle, l’engagement des intellectuels, des philosophes, des sociologues dans les affaires publiques a été déterminant dans les solutions adoptées pour satisfaire au mieux les aspirations du plus grand nombre.
La diatribe de Zola a été à l’origine de la réhabilitation du capitaine Dreyfus. Les vitupérations de « BHL » ont eu une influence certaine sur la prise de conscience européenne concernant le Kosovo et la Bosnie.

Aujourd’hui, autour des dirigeants, il n’y a que des tacticiens : « Voilà comment tu dois faire pour déquiller ce c…-là ! » C’est de la guérilla à la petite semaine : on flingue pour ne pas être flingué. Mais jamais on ne mettra en place une discussion sévère sur le meilleur moyen d’en finir avec ces multinationales qui oppressent l’humanité. Holà ! On ne touche pas à ceux qui nous foutent la trouille. Si De Gaulle avait réagi aussi frileusement en 40… Si Mitterrand n’avait eu un Badinter pour lui parler de la guillotine entre quatre z’yeux…

Alors, les nostalgiques du ludion rêvent de réinstaller Sarko sur le trône. Les amoureux-fous de Hollande imaginent un univers guidé par icelui. Sans réaliser une seule seconde que dans cet univers bi-polarisé, traditionnel à en crever, personne ne pourra rien changer au cours des choses !
Parce qu’aucun dirigeant politique, municipal, départemental, régional, national, mondial, n’a de penseur lui insufflant le courage, au risque de sa vie, d’aller contre le cours des choses.

Les politicards le savent bien : ils sont impuissants. Mais alors… s’ils se savent impuissants, pourquoi s’acharnent-ils ainsi à briguer malgré tout nos suffrages ?
La réponse, vous la connaissez.

Jules Bénard

 

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :