Suicide en prison : et pour quelques euros de plus ?

L’homme qui a tenté de mettre fin à ses jours en prison était incarcéré pour un péché mortel : n’ayant pas réglé le montant de ses amendes, il privait ainsi l’Etat de quelques euros qui devaient venir augmenter la masse fabuleuse des sommes que ce même Etat nous ponctionne allégrement chaque jour que Dieu fait !
Crime évidemment impardonnable qui, sans la loi Badinter, lui eût sans doute coûté la cabèche.
Car les pouvoirs publics ne plaisantent pas avec ces choses-là, ma bonne dame. Volez ; arrachez le sac à main des femmes dans la rue ; si elles résistent, collez-lui donc une bonne raclée (à deux de préférence si on est courageux) ; envoyez la résistante à l’hosto pour lui apprendre à vivre ; tapez un vieux sur le front de mer de Saint-Pierre s’il vous refuse une clope ; mettez-vous à plusieurs pour agresser un jeune qui ne vous a rien fait ; qu’importe s’il en reste handicapé à vie, etc.
Tout ça ne risque pas de vous faire entôler si vous êtes un jeune con : la prêtresse Taubira vous accorde d’avance son indulgence.
Mais pas touche au fric de l’Etat. Et ne pas vous aviser de vous suicider : ils s’en foutent. Ces quelques centaines d’euros vous accusent plus sûrement que la vie de gens innocents tabassés, massacrés sans danger dans la rue, dans le bus, chez eux…
Les citoyens paient des impôts pour être protégés ou enchristés ?
Jules Bénard


