Rois et Reines du royaume historique de Madagascar avant la colonisation française et l'arrivée des premiers Indiens à Madagascar

Roi d'un tout petit royaume de l’Imerina divisé, Nampoina (abréviation de Andrianampoinimerina qui signifie : le seigneur désiré par l’Imerina) s'appuyait sur trois fortes tribus hovas qui construisirent partout des villages fortifiés, achetèrent des fusils européens et partirent en guerre contre les royaumes voisins. C'est en 1796 que Nampoina réussit à s'installer à Tananarive.
Depuis ce jour, et la mort du fondateur en 1810, les monarques successifs de la dynastie comme le roi Radama Ier (1810-1828), la reine Ranavalona Ire (1828-1861), le roi Radama II (1861-1863), la reine Rasoherina (1863-1868), la reine Ranavalona II (1868-1883), et la dernière reine Ranavalona III (1883-1897) ont régné dans la mégalopole Tananarive.
Ces trois dernières reines avaient d’ailleurs été les épouses successives du Premier Ministre Rainilaiarivony. La résidence de cet hommes autocrate et ambitieux personnage dont les ancêtres ont toujours servis les rois, un peu comme des maires du Palais au temps des derniers Mérovingiens, est aujourd’hui devenue un musée où l’on peut voir les costumes, les chaussures, les armes, les bijoux et les couronnes des derniers souverains de ce beau pays de nos ancêtres !
Malgré sa détermination et ses efforts, Rainilaiarivony ne réussira qu’à retarder la montée des troupes françaises à Antananarivo le 30 septembre 1895. L’annexion de Madagascar par la France, colonisation amorcée par Jules Ferry en 1885, est déclarée officiellement le 6 août 1896 peu de temps après le décès Rainilaiarivony à Alger le 17 juillet 1896.
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-En 1775, Nicolas Mayeur, com-merçant français à Madagascar, constate la présence des Indiens aussi. Leurs descendants qui vont s’établir à Ambanoro (village de Nosy-Bé), seront les fondateurs des grands lignages indiens « Karanas » présents aujourd’hui encore, dans toute l’île de Madagascar et même ailleurs. Ceux qui sont arrivés à Mada-gascar, et notamment à Nosy-Bé, dès les années 1850, sont venus volontairement, dans le cadre d’une immigration spontanée, et par vagues successives. En fait, un décret - signé entre les Maharadjahs et le roi mérina malgache Radama 1er - datant du 18 juin 1825, permettait aux Anglais et aux sujets anglais de résider à Madagascar et à faire du commerce. Ils sont venus par vagues successives de manière volontaire des villages indiens de Kathiawar, du Gudjerat, de Jamnagar, de Bombay, de New Delhi, de Surat, de Rajkot, de Madras, de Calcutta, de Pondi-chéry, de Chandernagor, du Kusch-Mandui ou Porbandar. C’est par le biais d’une immigration spontanée, individuelle puis familiale que s’est constituée la congrégation indienne de Nosy-Bé depuis la fin du XIXème siècle jusqu’au début du XXème siècle. Arrivés à Nosy-Bé avec la nationalité britannique, ils ont acquis la nationalité française de plein droit par les décrets français applicables dans les colonies, de 1928 et 1933, permettant aux étrangers, en l’occurrence, les Indiens sujets britanniques anglais, d’obtenir la nationalité française. »


