Révélation d'une note interne: La mairie de St-Paul déplore la "désinformation malveillante"

Couper court à la "désinformation" et à la "malveillance". La mairie de Saint-Paul a voulu répondre immédiatement aux insinuations portées par les commentaires qui accompagnent la publication d'une note interne de 2008 sur le risque requin.
[Publié sur Zinfos en milieu d'après-midi ]urlblank:http://www.zinfos974.com/Selon-une-note-interne-de-la-mairie-de-St-Paul-H-Bello-et-l-Etat-auraient-volontairement-minimise-le-risque-requin-des_a59585.html mais néanmoins visible depuis ce mardi matin 23 juillet, la publication d'une note interne à la mairie faisant état d'une correspondance entre le sous-préfet de Saint-Paul (2008), la mairie et son personnel (un directeur général adjoint et les MNS) a fait bondir la municipalité.
Le premier à prendre la parole est le 1er adjoint Jean-Marc Gamarus. "Notre réaction méritait d'être rapide. Il faut replacer cette note dans le contexte de l'époque", rappelle-t-il, avant qu'Emmanuel Séraphin ne précise comment ce document (qui a navigué entre les services de la mairie et des postes MNS) a pu évoquer le risque d'attaque à une époque où la série noire n'avait pas commencé.
"C'était au lendemain d'un épisode pluvieux. Tout est parti d'une question de principe d'un MNS qui, après avoir vu des surfeurs pratiquer dans une eau sale, a demandé quelle attitude et procédures appliquer en cas d’observation de requins et en quoi sa responsabilité était engagée parce qu'à l'époque", insiste l'adjoint, "aucune procédure n'était en place."
En tout état de cause, l'adjoint en charge de cette problématique depuis 2011, désamorce cette "fausse bombe" parue sur la page des Irreverseables, dont Jean-Marc Gamarus "déplore la méthode honteuse d'agir anonymement."
La municipalité date au 25 juillet 2011 (l'une des premières réunions "risque requin", ndlr) la réelle prise de conscience des autorités, à commencer par la municipalité qui "a fourni le plus d'efforts, tant matériels qu'humains pour prévenir le danger". Il égrène les exemples des "signalétiques reprises par d'autres communes littorales" ou encore le concept de vigie.
Vigilance autour des commentaires
Emmanuel Séraphin se réjouit grandement du chemin parcouru en deux ans. "Les Australiens essayent de résoudre ce problème depuis cent ans, l'Afrique du Sud c'est pareil avec des dégâts sur l'environnement en plus. En deux ans, on est en train de rattraper un retard considérable", comparé au manque de connaissances flagrant sur les espèces menaçantes, avant 2011.
Les adjoints le conçoivent sans difficulté. "Il y a un lobbying contre l'Etat et la mairie". Il n'empêche qu'ils déplorent cette campagne de "désinformation" qui se fait sur la vague de la "tristesse et la peine des familles."
"C'est de la diffamation", maintient la conseillère municipale Mélissa Cousin, qui rappelle qu'à l'époque (2008), le risque requin "n'était pas un risque accru". Il faut contextualiser, encore une fois. Cette note interne est brandie "comme si on disait : vous voyez : la preuve par A+B que la mairie est complice !", déplore, consterné Jean-Marc Gamarus qui y voit des "intentions malsaines dans le cadre de la campagne électorale". "A travers cette note, on pointe du doigt la mairie !"
Si la plainte en diffamation est évoquée autour de la table, la mairie préfère parler de vigilance autour des commentaires que ce document pourra drainer. "Chaque fois que nous le jugerons utile, nous porterons plainte."


