Victorin Lurel informe de la tenue de "prélèvements ciblés de requins"

Apostrophé par le député Thierry Robert, hier, à l'Assemblée nationale sur la fin brutale du revenu supplémentaire temporaire d’activité (RSTA), le ministre des outre-mer a fait des annonces à chaud, sans toutefois développer, sur l'intention du gouvernement de passer la vitesse supérieure dans la gestion du risque d'attaques de requins.
Victorin Lurel a d'abord adressé "au nom du Gouvernement et de la représentation nationale, des condoléances sincères et émues à la famille de la jeune victime."
"Une fois de plus, un requin a tué'", s'est exclamé le ministre. "Un plan d’action est à l’œuvre", a-t-il évoqué, faisant sans doute allusion à la poursuite du programme d'étude des requins côtiers (CHARC). "Ce programme comprend diverses mesures. Nous aurons bientôt l’occasion de renforcer ce plan d’action, notamment par un prélèvement ciblé de requins", a annoncé le ministre, sans élucider la teneur des moyens qui seront cette fois-ci mis à disposition des pêcheurs mandatés.
Il faut dire que depuis 2011, de nombreuses phases de prélèvements consécutives aux attaques ont été autorisées sur des laps de temps très court, sans que celles-ci ne perdurent réellement. La faute à un requin bouledogue - principale espèce incriminée dans les attaques - difficilement saisissable.
Rien que sur les marquages effectués pourtant depuis bientôt deux ans, 41 requins tigre et 38 requins bouledogue ont été marqués. Ce qui constitue le dernier chiffre communiqué lors d'un point d'étape à la mi-avril.
Dans le rapport de l'équipe de recherche scientifique, les captures de requin bouledogue sont ainsi qualifiées de "difficiles."


