5ème édition du concours de la correspondance - Semaine 6

« Lancez-vous spontanément, sincèrement et revenez sur votre lettre pendant plusieurs jours » un conseil simple à mettre en pratique à toutes celles et ceux qui souhaitent y participer. Entre pouvoir et vouloir : seul le temps est notre allié.
Le temps qui fut l’allié de Charles Baudelaire. Un temps traduit par la mélancolie. Lui qui écrivait « la mélancolie est l’illustre compagne de la beauté » n’a eu de cesse de rédiger des poèmes et autres manuscrits (et aussi esquissé des dessins) autour de son « spleen », « son mal-être » vis-à-vis des femmes, de son existence. Vivait-il en permanence avec « une dépression » « un burn-out » qu’il tentait d’apaiser dans les bras des femmes ou encore avec des verres de vin ou de la drogue ?
Dans l’ouvrage d’Antoine Compagnon - Un été avec Baudelaire -, l’auteur relate la lucidité du poète face à la multitude de divertissements et à la mort de l’art dans les sociétés à venir… Un précurseur en la matière ? Un fou lumineux ?
Divers thèmes dans des chapitres courts (Baudelaire aurait probablement aimé ce petit livre rouge à rabat) dans lesquels Paris, les couleurs, les femmes, le miroir, le spleen se succèdent. Extrait :
Un homme épouvantable entre et se regarde dans la glace.
"-Pourquoi vous regardez-vous au miroir, puisque vous ne pouvez y voir qu'avec déplaisir ?"
L'homme épouvantable me répond : "-Monsieur, d'après les immortels principes de 89, tous les hommes sont égaux en droits ; donc je possède le droit de me mirer ; avec plaisir ou déplaisir, cela ne regarde que ma conscience."
Au nom du bon sens, j'avais sans doute raison ; mais, au point de vue de la loi, il n'avait pas tort.
Il est possible d’écouter quelques extraits du livre « Un été avec Baudelaire » sur internet.
Charles Baudelaire, poète sensible à l’âme féminine, est le destinataire de la cinquième édition de notre concours de la correspondance.
À l’automne de sa vie, Charles Baudelaire nous interpelle :
De ce lointain séjour à Bourbon, je garde le souvenir de Dorothée, la belle affranchie « obligée d’entasser piastre sur piastre pour racheter sa petite sœur » ? Et la dame créole aux charmes ignorés ? Et la Malbaraise « grands yeux de velours ». Que sont-elles devenues ? Comment vivent les femmes aujourd’hui là-bas « au pays parfumé que le soleil caresse ? »
Nous vous invitons à vous rendre sur notre site afin de découvrir les conditions de participation à ce concours. La ville de Salazie est notre partenaire. Quel lien uni Baudelaire et Salazie ? Vous le saurez prochainement…
Chaque semaine, nous publierons un article lié à cette nouvelle édition jusqu’au 27 février. N’hésitez pas à nous faire part de votre avis. http://aparmedia.wixsite.com/appel
Bonne semaine à tous et à bientôt.


