Vu d'Allemagne, François Hollande, ce courageux président qui ne surfe ni sur le pathos ni sur la peur
Quand ça pète, il est là. Sans discours idéologique, courageux, sans faire tout un scandale. En ayant pleine conscience des valeurs démocratiques.
Pour le correspondant à Paris de l'hebdomadaire Die Zeit, il est par sa sobriété le "Helmut Schmidt de la France".
son discours dénué de pathos et de terminologie guerrière:
Comme en janvier, Hollande a évité de parler d'une guerre et a renoncé à utiliser un vocabulaire militaire. Ce n'est que le lendemain, lorsque l'État islamique a reconnu les attentats, qu'il a alors qualifié les attentats d'“acte de guerre”. Mais sur un ton mesuré, qui n'appelle pas à la confrontation militaire.
Ecrit par zinfos974 – le dimanche 15 novembre 2015 à 17H01
Éviter le spectre de la peur
Le journaliste allemand rend aussi hommage à son refus de dramatiser la situation:
"Hollande n'était également pas là pour se livrer à d'autres dramatisations, même après cette nuit qui est la pire des nuits parisiennes depuis la Seconde Guerre mondiale".
Le courage d'Hollande, sa détermination à ne pas céder à la rhétorique facile d'un discours populiste en brandissant le spectre de la peur ne lui permettra sans doute pas de gagner en popularité auprès de ses concitoyens,