"Vous n'avez pas honte d'enfermer un frère", dit-il aux gendarmes créoles

Arrivé à la brigade de Sainte-Marie, il s'en prend à un autre militaire qui voulait le calmer. Cette fois, il veut se battre et le brigadier devra le repousser avec les mains tellement le gardé à vue se montre véhément. À la barre, il ne se souvient de rien et explique qu'il a agi "sous l'effet de l'alcool". Il explique qu'il est artiste dans la musique et qu'il venait de signer un contrat pour une représentation le samedi suivant. Il a fêté ça avec ses dalons.
Le gendarme présent à l'audience indique au président que le prévenu "s'est excusé le lendemain". Pour le parquet, qui fait remarquer que "son casier s'étoffe" au fil du temps, "il s'en est pris aux gendarmes créoles pour les faire culpabiliser et espérer s'en sortir". La procureure requiert une peine de 1 an de prison dont 6 mois de sursis probatoire, l'annulation de son permis et l'interdiction de le repasser avant 6 mois ainsi qu'un mandat de dépôt.
"Les faits sont établis et non contestés", répond la défense. "Il a un problème avec l'alcool. Il n'arrive pas à se contrôler lorsqu'il a bu mais ce n'est pas un alcoolique pour autant. Il a dérapé, c'est certain mais s'est excusé dès le lendemain", plaide la robe noire. Le prévenu, cinq mentions à son casier, est condamné à la peine de 10 mois de prison dont 4 moisi assortis d'un sursis probatoire. Il est écroué à l'issue de l'audience.


