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Une première localement, le laser en réponse à l’hypertrophie de la prostate

Le besoin fréquent d’uriner – surtout la nuit -, une difficulté à sortir ses urines, un jet réduit. Vous faites peut-être partie messieurs des nombreux hommes porteurs d’un adénome de prostate qui entraîne une gêne urinaire. « L’hypertrophie de la prostate touche, après 50 ans, 60% des hommes« , explique l’urologue Nicolas Marçon. « Mais tous les porteurs […]

Ecrit par LG – le vendredi 21 juin 2013 à 07H11

Le besoin fréquent d’uriner – surtout la nuit -, une difficulté à sortir ses urines, un jet réduit. Vous faites peut-être partie messieurs des nombreux hommes porteurs d’un adénome de prostate qui entraîne une gêne urinaire.

« L’hypertrophie de la prostate touche, après 50 ans, 60% des hommes« , explique l’urologue Nicolas Marçon. « Mais tous les porteurs ne sont pas tous gênés et ne nécessitent pas forcément un geste chirurgical en sachant qu’il y a déjà une première étape de traitement médicamenteux« .

Si cette phase ne suffit plus, c’est désormais par la technique de la vaporisation au laser vert (ou green light) de la prostate que votre adénome sera traité. La technique débarque à La Réunion. La clinique les Orchidées du Port est la première à le proposer. Une centaine d’établissements le propose en métropole. Au Port, les tous premiers test ont démarré cette semaine, avec les conseils du Dr Jean-Baptiste Roche, venu initier les trois chirurgiens urologiques des Orchidées.

 

À l’aide d’un endoscope, une fine fibre laser est introduite dans l’urètre jusqu’à la prostate. La fibre transmet l’énergie laser qui vaporise sélectivement les tissus de la prostate, supprimant ceux gênant l’écoulement de l’urine. L’intervention dure entre 30 et 60 minutes. Un premier bon point.

Des économies pour la Sécu

Si la technique du faisceau laser a fait ses preuves depuis 10 ans, celle qui débarque à La Réunion s’appuie sur la dernière avancée technique du « faisceau dégageant une puissance de 180 watts de puissance« , livre Jean-Laurent Lechat, responsable « laser » au laboratoire American Medical Systems.

Le laser séduit. « Son gros avantage vient du fait qu’il diminue le risque de saignement pendant l’opération et en post-opératoire, ce qui conduit à une baisse des durées moyennes de séjour« .

Financièrement, la technique possède un autre atout. L’économie de santé publique réalisée est de l’ordre de 2.092€ par patient pour la CGSS car la durée d’hospitalisation est plus courte. Le traitement sera d’ailleurs proposé en ambulatoire vers la fin 2013, ce qui signifie qu’arrivé le matin à la clinique, le patient pourra rentrer chez lui le soir-même.

Pour l’heure, 48h d’hospitalisation sont nécessaires contre 5 jours tout de même auparavant.

 

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