Un rond-point beau mais dangereux

Juste à la croisée de l’avenue Jean Jaurès (Boulevard Sud) à St Denis de La Réunion, s’érige un arc en béton stupéfiant qui nous rappelle l’emblème du Rotary Club.
Il s’agit en fait du projet en l’hommage du scientifique Russe Vladimir Syromiatnikov (1933-2006) qui a pour objet d’exalter la science et la fraternité (« la Porte des Mondes »).
Voilà une très bonne initiative pour l’amitié entre les peuples ré-imaginée par Guy Pignolet et Jean-Paul Marodon, ancien proviseur du lycée Reydellet, ce dernier ayant semble-t-il des secrets qu’il devrait un jour nous confier dans ses mémoires.
Ce rond-point a par contre un côté négatif. Cela est indépendant du projet susnommé. Il est un des lieux les plus dangereux de la circulation tant pour les piétons que pour les automobilistes.
Voilà une semaine, grâce à un réflexe quasi miraculeux (j’étais suivi de très près par une voiture dans un cône d’accélération et dans un flot de voitures), j’ai évité un piéton jailli de nulle part. Je suis allé le lendemain informer un policier très aimable au commissariat Malartic pour porter plainte (la plaine n’a pu se faire). Celui-ci m’a dit que cela se dénommait un évitement (qui fut salutaire).
Coïncidence ? Juste avant la célébration du monument, un cycliste a failli être embouti par une voiture (un journaliste sympathique qui était présent pourrait si nécessaire témoigner du fait).
D’ailleurs, un très grand nombre de policiers étaient présent pour nous faire traverser collectivement en toute sécurité, compte tenu de la dangerosité du site.
Souhaitons que les pouvoirs publics désormais informés par voie de presse, si les journaux veulent bien publier ce présent courrier, trouvent des solutions pour sécuriser tant les piétons (qui sont sacrés car la vie humaine est sacrée) que les automobilistes.
Et que du noble esprit de Vladimir, dignement représenté par son fils Anton (un enfant de la neige - il neige parait-il en ce moment à Moscou – qui, comme Obélix, est tombé dans la potion magique dès son enfance, celle de la vraie science qui a pour objet de servir les hommes et non de les asservir), rayonne symboliquement la grandeur de l’âme Slave (sans oublier La Réunion et nos frères de Bulgarie) dans l’union communautaire qui suscite les « amarrages » entre les femmes et les hommes de bonne volonté.
Christian Vittori
21 novembre 2012


