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Un nouveau plan de prévention original, le PPRA (Plan de Prolifération du Risque Andins)

Ecrit par zinfos974 – le vendredi 13 novembre 2015 à 11H08

On a déjà le PPRI (Plan de Prévention des Risques Inondations), et le PPRMT (Plan de Prévention des Risques Mouvements de Terrain). C'est déjà beaucoup, mais pas assez !

Nous avons désormais le PPRA (Plan de Prolifération du Risque Andins). Celui ci se singularise des deux autres, (le PPRI et le PPRMT, pardon pour les sigles) qui sont les bras armés de l’État en matière de protection des populations. Leur mise en œuvre est contraignante pour les communes, car la DEAL (le service d’État s'appuyant sur les expertises du BRGM) veille. Or, l’État ne laisse rien au hasard :études techniques, visites de terrains, travaux, tout est passé au crible. Et ses représentants ne plaisantent pas, mais alors pas du tout, avec les exigences du principe de précaution gravé dans la constitution. Et peu importent les effets collatéraux dramatiques pour les familles propriétaires spoliées de leur droit de construire.

Avec le PPRA (Plan de Prolifération du Risque Andins), rien de tout cela. Escamoté, le principe de précaution! On déblaie, on enlève allègrement toutes roches jonchant les terrains (exploités ou pas). Que du bénèf, à première vue, pour les propriétaires récupérateurs d'un petit pécule et de surfaces exploitables supplémentaires. Que du bénèf, pour les entrepreneurs de la Nouvelle Route du Littoral, en manque de roches massives, et dont l'esprit bourdonne rien qu'à l'idée des dégâts que pourrait provoquer le prochain cyclone.

Mais après ? Mais demain ? Qui peut dire les conséquences de ces collectes d'andins ? Où sont les études préalables obligatoires en matière de prévention des risques, inondations ou glissements de terrain que l'on impose sans compromission aux collectivités ? Quelles seront les conséquences de l'enlèvement des andins sur le ruissellement des eaux, pour les habitants situés en contrebas ?

A t-on pris la mesure, en terme de productions agricoles, des effets du lessivage des meilleures couches de terrains de surface ? A t-on sérieusement, au delà des mesurettes de contrôle administratif en trompe l’œil, pris en compte la dangerosité de ces collectes intempestives ?

En fait, dans ce domaine comme dans bien d'autres, la NRL concentre les irrégularités. Peu importent les avis successifs défavorables des Comités et Commissions consultés. Peu importe la raison. Les nécessités du moment du chantier font loi. On fonce, car on n'a plus le choix. La NRL est devenue une sorte de spirale fatale qui intègre et broie les responsables, les procédures, le bon sens. Nul ne peut désormais s'y soustraire, parce qu'on est allé trop loin dans ce dossier. Aucune autorité ne peut désormais faire marche arrière, logiquement convaincue que ce rétropédalage coûterait plus cher que la poursuite des travaux.

Le résultat est plus qu'inquiétant : le chantier gigantesque de la NRL réunit tous les ingrédients (financier, technique, environnemental, peut être judiciaire) d'un scandale d’État. Tous ceux qui, de près ou de loin, quelle qu'en soit la forme, auront bafoué les procédures, ignoré les multiples mises en garde, et sapé l'intérêt général par incompétence, inconscience ou mégalomanie, auront à rendre compte de leurs responsabilités devant les censeurs européens et ceux de la Nation.

 

Un Citoyen inquiet...

parmi tant d'autres

 

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