Tabac: Un taux de mortalité plus élevé à La Réunion qu'en Métropole

Près de 800 tonnes de tabac, quelle que soit sa forme, ont été mises à la consommation en 2016. Malgré un chiffre important, les quantités restent stables par rapport à l'année précédente. Les cigarettes conservent la place numéro 1 de l'offre de tabac sur l'île, avec 92%. Mais leur vente est en légère baisse, alors que celle du tabac à rouler, quant à elle, augmente tout doucement.
Un tabac plus précoce
Le tabac fait partie des produits illicites les plus accessibles, après la bière, selon les lycéens. A seulement 17 ans, 65% des garçons et 52% des jeunes filles avouent avoir déjà fumé une cigarette. 22% d'entre eux déclarent fumer tous les jours. L'âge de la première cigarette est de plus en plus précoce. 14% ont déjà essayé avant leurs 13 ans et 37% entre 13 et 15 ans, mais la moyenne a été basée à 16,6 ans.
Cependant l'écart entre les hommes et les femmes est moins flagrant à ce jeune âge, qu'à l'âge adulte. D'une manière générale, un quart de la population de 15 à 75 ans déclare fumer quotidiennement. 60% d'entre eux sont considérés comme des "gros fumeurs", autrement dit plus de 10 cigarettes par jour. Et 65% de ces fumeurs quotidiens confient avoir envie d'arrêter. Cette envie concerne d'avantage les +45 ans.
Moins de tabagisme qu'en Métropole
De manière globale, jeunes et adultes compris, La Réunion compte moins de fumeurs que la Métropole. Notamment chez les femmes, où les Réunionnaises sont moins concernées par le tabagisme quotidien.
Malgré une impression d'un usage important de cigarettes électroniques, seuls 18% des Réunionnais ont cédé à cet usage, contre 25% des Métropolitains. Les derniers chiffres prouvent même que cet usage est 2 fois plus élevé en Métropole, qu'à La Réunion: 3% contre 6%.
Le tabac, un danger pour la santé
564 personnes sont décédées sur l'île suite à une de ces pathologies entre 2012 et 2014. Près d'un tiers de ces décès concernent des personnes de +65 ans.
Le taux de mortalité dû au tabac est 3 fois plus élevé chez l'homme que chez la femme. Ce dernier est également 1,5 fois plus élevé que le taux métropolitain.


