St-Gilles : Un videur condamné pour avoir frappé un client

C’est là que les versions divergent. Le professionnel réfute cette version en audition et à la barre. Selon lui, il l’a poussé puis a mis son pied sur son épaule alors qu’il était au sol. Un témoin dira : "J’ai cru qu’il était mort au sol". Un autre dira : "Il a armé son genou comme pour écraser une pastèque." La victime témoigne à la barre qu’elle ne se souvient de rien. Il a une ITT de 10 jours avec des fractures et un enfoncement du crâne.
"Je n’ai pas la même lecture de ce dossier", répond La Défense. "C’est un type bien qui fait ça depuis 9 ans, qui est formé et qui n’a jamais eu de problème. Pourquoi aurait-il fait cela alors qu'il sait que ce serait la fin de sa carrière. Rien ne démontre qu'il a donné un tel coup de pied à la victime. Quand on voit la victime aujourd’hui à la barre, j’ai du mal à croire qu’il ai donné un tel coup. C’est un type tranquille qui ne fait que travailler, il a une telle conscience professionnelle qu’il n’a pas pu donner ce coup. Il convient de le condamner mais pas de la sorte. Il a déjà tout perdu, je vous demande de la clémence, il y a un doute. Ce n’est pas un criminel, il n’a juste pas maîtrisé sa force le soir des faits", plaide la robe noire.
Le tribunal condamne le professionnel de la sécurité à une peine de 2 ans dont 1 an avec sursis, interdiction d’exercer pendant 5 ans et l'obligation d'indemniser la victime. Le mandat de dépôt n'a pas été prononcé à son encontre, le Juge de l'application des peines décidera des possibilités d'aménagement de la peine.


