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St-Denis : Les videurs lui refusent l'entrée, il les menace au sabre

Le 21 août dernier, un homme est refoulé d'une boite dionysienne sous prétexte que sa tenue n'est pas adéquate. Qu'à cela ne tienne, il part se changer et revient comme il se doit, mais les portiers lui refusent encore l'entrée. Et là, il sort de ses gonds.
Ecrit par Régis Labrousse – le lundi 22 août 2022 à 19H16

Jean O., 39 ans, veut faire la fête le 21 août dernier à Saint-Denis. Vers 2 heures du matin, il se présente devant une boite de nuit, mais sa tenue ne convient pas et il essuie une fin de non-recevoir. De plus, il est fortement alcoolisé. Il part se changer et revient se présenter aux agents de sécurité qu'il connait de son quartier. Il essuie un deuxième refus. Il s'énerve, les insulte et les menace de mort. Il lève son t-shirt, leur montre le sabre qu'il a pris soin de récupérer chez lui, puis leur explique son point de vue : "Vous êtes trois, je vais pas gagner mais si vous m'entourez, je vais vous couper, j'ai pas peur d'aller en geôle". Tiens, aller danser avec un sabre caché sous ses vêtements, quelle belle idée. Pour le coup, les portiers ont été plutôt bien inspirés. 

Comme l'indique le président, en plus des faits, le problème est son casier qui porte 18 mentions dont 7 pour des violences avec et sans arme. "On peut penser que vous seriez passé à l'acte s'ils avaient bougé". Sa dernière condamnation, pour laquelle il est sous sursis probatoire, date de 2020. Il a pris 3 ans dont 18 mois de sursis pour des violences avec arme. "Les faits sont simples et il a sans doute été refoulé à juste titre", tance le parquet qui requiert une peine de 6 mois de prison, la révocation de 6 mois de sursis ainsi qu'un mandat de dépôt. 

"C'est une affaire de menaces et de port d'arme sans autorisation", répond vertement la défense. "Les faits ne sont pas si importants, ils se connaissent depuis l'enfance. Il n'a pas sorti le sabre, il l'a juste montré. Il a eu une réaction stupide mais s'il n'avait pas soulevé son t-shirt, il ne serait pas là. Nous ne sommes pas là pour juger des 'et si'. Un an ferme pour ça, c'est incohérent", plaide la défense.

Le prévenu est finalement condamné à 6 mois de prison et voit 3 mois de sursis révoqués par le tribunal. Un mandat de dépôt est prononcé à son encontre. 

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