SPL Estival : Les grévistes reçus en sous-préfecture de Saint-Benoît

Le piquet de grève de l'intersyndicale de la SPL Estival a été installé devant le dépôt du réseau de bus. Les employés ont décidé de durcir le mouvement ce jeudi suite à la réunion des maires de la Cirest la veille. Les syndicalistes ont exprimé leur colère à l'encontre de Patrice Selly, président de la Cirest et président par intérim de la SPL Estival, et ont continué à exprimer leur refus du Plan de Sauvegarde de l'Emploi (PSE) présenté lors de la rencontre entre les élus.
Patrice Selly a annoncé une enveloppe supplémentaire de 1,1 million d'euros pour maintenir l'activité de la SPL Estival mais le maintien du PSE a provoqué la colère des employés qui l'ont copieusement insulté. Ils demandent à ce que d'autres entités viennent prêter main forte pour sortir de la situation, comme la Région.
Les grévistes seront reçus en sous-préfecture à Saint-Benoît. Une opération escargot est prévue entre Paniandy et la cité bénédictine depuis 15 heures. Le cortège qui passe par le RN2002 et composé d'une trentaine de voitures est escorté par les gendarmes.
L'intersyndicale explique être dans une impasse dans les négociations avec le président de la Cirest et demande l'intervention d'autres instances, notamment l'État qui a répondu favorablement via la préfecture de Saint-Benoît. Les employés de la SPL espèrent aussi voir la Région s'asseoir autour de la table et permettre une sortie de crise.
Le député Jean-Hugues Ratenon est venu apporter son soutien aux grévistes. Il a notamment fustigé l'attitude de Patrice Selly lors des échanges tendus mercredi soir à la sortie de la réunion des maires à la Cirest. "J'ai été révolté, indigné par les propos du président de la Cirest", lance l'élu panonnais qui ajoute, "un représentant de l'intersyndicale s'exprime au nom des salariés. Et il demande à la personne 'kel manda ou néna ?' C'est une atteinte grave."
Jean-Hugues Ratenon explique aussi qu'il pense avoir entendu Patrice Selly dire "alé travay". Il affirme que le maire de Saint-Benoît serait selon lui contre le droit de grève.


