Sixième édition du concours de la correspondance : semaine 8

Les semaines passent. Elles ne se ressemblent pas. Aux prises du cyclone Belal, les amateurs de notre concours ont dû patienter face aux affres de mère Nature. Et nous voilà de retour !
Deux mois après le lancement, nous poursuivons nos rendez-vous dominicaux avec aujourd’hui un coup de projecteur sur un membre de notre jury, présidé par Bernadette Thomas. Il s’agit d’Alain Bertil. Heureux gagnant de l’édition précédente, il a été invité à faire partie du jury de l’édition actuelle.
« Accepter la fonction de membre du jury, c'est de m'investir dans une activité littéraire qui me permet de retrouver d'une certaine manière la place professionnelle que j'ai occupée pendant tant d'années. En tant que professeur de lettres, j'ai eu à évaluer d'innombrables écrits dans des situations multiples, aussi bien des tapuscrits d'écrivains que des copies d'étudiants. Il me sera agréable de perpétuer ce positionnement professionnel au sein d'une équipe qui aime avant tout la littérature et d'échanger avec les autres membres de ce jury sur les lettres à évaluer » nous révèle-t-il.
Et de poursuivre « Les conseils que je pourrais donner aux personnes qui vont participer à ce concours, c'est d'abord de présenter une production irréprochable au niveau de la qualité de la langue écrite, car la moindre erreur pourrait être une raison suffisante pour orienter le choix du jury vers une autre lettre en concurrence directe. Il ne faut pas oublier que dans le carré final, seules quelques lettres seront soumises aux débats pour déterminer le choix du jury. Figurer parmi ces lettres finalistes est un long parcours et il faut franchir les étapes à chaque fois sans faillir aux exigences de qualité à tous les niveaux, originalité stylistique et niveau orthographique tenant le haut du pavé.
A la question qu'est-ce que vous attendez la part des personnes qui vont se lancer dans la rédaction de cette lettre ? Il répond : « c'est d'abord de me surprendre, en même temps que de réaliser les autres exigences que nous avons déclinées. Un écrit avec de réelles qualités littéraires est immédiatement perceptible, dès qu'on commence à le lire et il devient tout de suite stimulant de poursuivre cette lecture. Il est certain que je prendrai plaisir à le défendre dans le carré final en argumentant sur ses qualités, qui pourraient être, entre autres, la polysémie des situations évoquées, le symbolisme des objets mis en scène et une certaine maîtrise de quelques outils de la narratologie… Je veux contribuer à l'élection du lauréat ou de la lauréate en me disant jusqu'à ce que je découvre son identité. Mais qui a bien pu produire une telle lettre ? Raconter la vie d'Edmond Albius ne sera pas suffisant pour être lauréat de ce concours, parce que toutes les autres lettres vont le faire aussi. Cependant, évoquer ce personnage selon un point de vue inédit et étonnant sera peut-être le petit plus qui séduira les membres du jury. Il faut faire preuve de talent et surtout n'imiter personne.
Tout est dit ! Il ne vous reste plus qu’à mettre noir sur blanc votre missive ! Le principe de la sixième année du concours de la correspondance est le suivant
Irène Frain, romancière, journaliste, est sensible aux parfums exotiques des destinations lointaines. Elle apprécie la délicieuse saveur de la vanille. Elle vous demande de lui écrire l’histoire de la fécondation de la vanille de Bourbon. Comment un jeune esclave a-t-il pu découvrir cette technique ? Qu’est-il devenu ? Racontez-moi son histoire !
Vous commencerez votre lettre par :
Madame,
Edmond Albius a donné une couleur, une saveur à la vanille. La brièveté de sa vie n’a pas été de tout repos…
Le règlement est à lire sur notre site
CONCOURS DE LA CORRESPONDANCE | appel (aparmedia.wixsite.com)
G. Aho – Présidente de l’Association Pour Promouvoir l’Ecriture et la Lecture.


