Scandale au Sénat : Gérard Larcher saisit la justice suite à une affaire de sextape

Dans son article, intitulé "La sextape qui affole le Sénat", Le Canard enchaîné révèle qu'une procédure de licenciement a été lancée contre un médecin du Sénat. Réagissant à son licenciement, le médecin avait envoyé une lettre à tous les sénateurs, annonçant son intention d'engager un "recours contentieux pour licenciement abusif". Ce dernier avait porté à direction du Sénat l'existence d'une sextape impliquant "un sénateur". Une vidéo qui aurait été utilisée par une assistante médicale pour obtenir une augmentation de salaire de près de 45% indique Le Canard enchaîné. Le médecin accuse également l'assistante médicale d'avoir été embauchée "sur la base de faux diplômes" et d'avoir détenu des éléments compromettants sur son amant, décrit comme "une autorité du Sénat".
Selon BFMTV, citant une source haut-placée du Sénat, le licenciement du médecin serait néanmoins dépourvu de lien avec les enregistrements mentionnés dans l'article du Canard enchaîné. L'enquête interne visant le médecin aurait été ouverte après la révélation que ce dernier pratiquait une "activité professionnelle en parallèle de ses fonctions", sans en informer sa hiérarchie, malgré un emploi à plein temps au Sénat. Selon la même source, cette double activité aurait compromis le bon fonctionnement du cabinet médical et de l'équipe administrative.
Gérard Larcher n'a pas tardé à réagir après la publication de l'article du Canard enchaîné. Le président de la chambre haute a annoncé vendredi qu'il "procédait à un signalement auprès du procureur de la République", en se basant sur l'article 40 du Code de procédure pénale. La présidence du Sénat a déclaré que "la justice devrait désormais se saisir des faits en cause". Cette décision fait suite à la demande du groupe écologiste pour une transparence totale après la publication de l'article du Canard enchaîné.
Suite au courrier du médecin reçu ce jour et étayant par de graves éléments une affaire de chantage au sein du Sénat, nous demandons à la présidence de faire toute la transparence sur cette affaire et de saisir la justice en vertu de l'article 40 du Code de procédure pénale. pic.twitter.com/B1lgXvDneT
— Sénateurs & Sénatrices Écologistes (@ecologistesenat) February 9, 2024


