Saison cyclonique : une zone perturbée surveillée à plus de 600 km au Nord de La Réunion

Une zone perturbée s’est organisée à l’est de Madagascar et évolue actuellement à plus de 600 kilomètres au nord-ouest de La Réunion. Peu active à ce stade, elle devrait se rapprocher des Mascareignes en milieu de semaine, sans menace marquée selon les prévisions actuelles.
La zone perturbée n°08-2025/2026 vient d’être prise en charge par les services météorologiques dans le sud-ouest de l’océan Indien. À 16 heures ce mardi 27 janvier, son centre était positionné par 16,2° Sud et 52,0° Est, à environ 635 kilomètres au nord-ouest des côtes de La Réunion. Le système reste faiblement organisé, avec des vents moyens estimés à 35 km/h sur mer et des rafales pouvant atteindre 55 km/h, pour une pression centrale évaluée à 1009 hPa.
Depuis la nuit dernière, cette perturbation a commencé à se structurer à l’est de Madagascar, sans générer pour l’instant de conditions sévères. Les phénomènes les plus marqués demeurent cantonnés au quadrant sud-est du système, principalement en mer. Son déplacement s’effectue lentement vers le sud-sud-est, à une vitesse d’environ 7 km/h.
Selon les scénarios actuels, la zone perturbée devrait poursuivre sa trajectoire vers l’est-sud-est au cours de la semaine, en se rapprochant progressivement des Mascareignes. Aucune intensification significative n’est attendue à ce stade : la probabilité d’une évolution en tempête tropicale modérée reste faible. À l’horizon de samedi, le système est même envisagé en phase de dissipation au sud-est de l’île Maurice.
Pour La Réunion, la perturbation devrait circuler entre mercredi et vendredi au large nord-est de l’île, tout en conservant un stade peu développé. Si les conditions les plus dégradées — notamment en termes de pluies — sont pour l’heure prévues en mer, cette tendance demeure encore incertaine et devra être confirmée dans les prochains jours.
Les autorités rappellent toutefois que ces prévisions restent à considérer avec la plus grande prudence, compte tenu des incertitudes encore importantes sur l’évolution et l’extension réelle du phénomène.


