Saint-Louis : complot familial ou véritable fils tyran ?

Un Saint-Louisien était jugé pour des faits de violences et de menace de mort sur sa mère et sa sœur. Bien qu'il vive chez sa mère, qui souhaite le voir partir, il refuse de quitter le logement, générant un climat de tension. Un dossier qui a manqué d'éléments matériels et qui a donné lieu à une différence d'appréciation totale entre le Parquet et le tribunal.
Le 15 août 2024, Hélène* se rend à la gendarmerie de Saint-Louis pour déposer plainte contre son frère Éric*. La veille, elle l'aurait arrosé avec le tuyau d'arrosage en jardinant et il lui aurait jeté une pierre dessus et l'aurait menacée de mort. En fait, il s'agit de la 7ᵉ plainte déposée contre lui par sa mère et sa sœur entre 2023 et 2024.
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Le nœud du problème est l'installation d'Éric chez sa mère en 2021. Sa mère ne souhaite pas qu'il reste, mais lui refuse de partir. De plus, il vit très mal que sa sœur ait également décidé de s'installer à la maison depuis sa grave maladie et sa séparation. Étant donné qu'elle a déjà un logement ailleurs, il considère qu'elle n'a pas à être là.
"C'est un complot familial depuis que je suis arrivé chez ma mère. Chaque fois, elles déposent plainte pour me faire expulser. C'est un coup monté pour me faire sortir", assure-t-il. Du côté de sa mère, elle a "demandé au conciliateur qu'il sorte de la maison, je suis en danger avec lui. Il a même fait un bail avec de fausses signatures."
Une situation qui choque Me Tina Diot, l'avocate de la mère. "On a des enfants qui se battent pour le patrimoine alors qu'elle n'est même pas morte ni enterrée. Elle vit dans sa maison à elle et elle ne peut pas être tranquille, car les enfants se croient encore chez eux. La parole de Monsieur n'a aucune crédibilité. Il passe son temps à faire des faux."
Pour le ministère public, le dossier est complexe. "On a très peu d'éléments : seulement trois auditions, aucun voisin n'a été entendu et aucun certificat médical. Toutes les plaintes manquent de preuves et les deux auditions des plaignantes ne sont pas concordantes", souligne la procureure qui demande la relaxe pour ces raisons.
Des réquisitions sur lesquelles va rebondir Me Marie Le Gargasson pour la défense qui rappelle "qu'il n'y a rien pour étayer les mensonges des plaignantes. Malgré les demandes des gendarmes, elles n'ont pas fait de certificat médical. On en est là : des manigances familiales avec des plaintes répétées. Elle dit qu'elle a peur, mais elle reste vivre avec lui. Elle dit qu'elle est obligée de vivre dans sa voiture, mais n'a ni permis ni voiture."
Malgré la demande de relaxe du Parquet sur l'ensemble, seules les menaces de mort seront écartées. Il est reconnu coupable pour les violences. Il a obligation de quitter le logement et interdiction d'y paraître pendant un an. En cas de non-respect, il devra faire trois mois de prison. Il doit de plus verser 150 euros aux deux victimes.
*Prénoms d'emprunt


