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Saint-Leu : Sous les yeux de ses professeurs, le collégien handicapé a subi un effroyable calvaire

Les larmes aux yeux, Rémi Sanchez nous raconte le calvaire qu’a subi son enfant de 16 ans, au sein de son collège, à La Pointe des Châteaux. C’est un récit d’une effroyable violence, que le père qualifie de torture et d’actes de barbarie : « Mon fils a été attaché au cou par une corde, trainé […]

Ecrit par zinfos974 – le jeudi 07 juin 2018 à 17H27

Les larmes aux yeux, Rémi Sanchez nous raconte le calvaire qu’a subi son enfant de 16 ans, au sein de son collège, à La Pointe des Châteaux. C’est un récit d’une effroyable violence, que le père qualifie de torture et d’actes de barbarie : « Mon fils a été attaché au cou par une corde, trainé par terre comme un chien, pincé avec des tenailles sur tout le corps. Ses chevilles ont été attachées, et le noeud était si serré que ses agresseurs ont dû le couper avec des tenailles, entaillant sa peau. Ils l’ont forcé à s’asseoir sur des vis, et ont jeté ses affaires dans la boue, avant de l’enjoindre à les récupérer. Son agresseur a fait mine de le sodomiser avec un bâton. »  

Les faits remontent à deux semaines, et auraient duré trois jours. Trois jours de sévices au sein d’un collège, durant les heures de cours, sous la surveillance des professeurs. Rémi Sanchez ne décolère pas, et a porté plainte contre l’agresseur présumé, mais aussi contre les professeurs et le collège. « Je souhaite que la justice reconnaisse mon enfant comme victime, et que le ou les agresseurs soient condamnés, mais aussi les professeurs », affirme-t-il.

L’enfant est en troisième SEGPA, mais c’est dès la sixième que ses relations avec les autres collégiens sont compliquées. Le petit garçon se fait harceler quotidiennement dans le bus qui l’amène au collège. Le conseil départemental et la MDPH mettent à sa disposition un taxi matin et soir pour le protéger des agressions.

C’est un enfant vulnérable, renfermé, « dans sa bulle ». Il est reconnu handicapé à 80% par la MDPH, mais ses troubles autistiques ne se voient pas au premier abord, ce qui pose souvent problème et le désigne comme la victime idéale des harceleurs en puissance.

« Ils m’ont dit que mon garçon était en sécurité »

En quatrième, l’enfant est victime de harcèlement, ses parents alertent par courrier le recteur, la région, le département, le principal du collège, la directrice de la SEGPA et la HALDE (une association de défense des personnes souffrant de handicap, ndlr). Une réunion se tient au collège, en présence de personnel soignant et d’associations de parents d’enfants handicapés, à l’issue de laquelle il est affirmé aux parents que l’enfant fera l’objet d’une surveillance particulière. « Ils m’ont dit que mon garçon était en sécurité, qu’ils auraient un oeil sur lui », s’insurge Rémi Sanchez.

Il y a quinze jours, son fils lui demande d’enlever de ses cheveux ce que Rémi Sanchez croit d’abord être du chewing-gum. A bien y regarder, il s’agit de colle à bois. « Je me suis aperçu qu’il s’agissait de matériel pédagogique, utilisé dans les ateliers du collège. J’ai appelé le principal pour demander des explications, et quelques jours plus tard, il m’a convoqué pour me faire part des résultats de ses investigations. » Ce qui s’est passé au coeur du collège est d’une telle violence que le collège lui-même a porté plainte contre le jeune agresseur, qui a reconnu les faits. L’enfant a tu les horreurs qu’il a subies, jusqu’à leur révélation par le principal. 

​Le professeur chargé des cours en atelier n’a, semble-t-il, rien vu de ce qui se passait dans son atelier, mais a condamné le fils de Rémi à recopier le règlement intérieur, pour vol du matériel de ses petits camarades. Son agresseur aurait en effet, pour parachever le tableau, accusé l’enfant de vol, après avoir fourré dans son cartable différentes affaires appartenant à d’autres. Par ailleurs, l’enfant, qui passe son brevet dans quelques semaines, s’est fait dérober sa trousse et sa calculatrice. C’en est trop pour Rémi sanchez, qui exige que le collège fournisse les fournitures pour l’examen. « C’est symbolique, mais cela me semble juste », dit-il.

Rémi Sanchez et sa femme sont sous le choc, ils ne dorment plus, sont très inquiets de la réaction à moyen et long terme de leur enfant. La petite victime est suivie à l’EPSMR depuis un an, du fait de son handicap, et va y rencontrer un médecin victimologue la semaine prochaine. « Il ne veut plus parler de tout cela. Il m’a dit : Je vais donner mon procès verbal d’audition, et ne rien dire de plus. Il sera marqué à vie », souffle le père, bouleversé.

 

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