Saint-André : 12,5 millions d'excédent, la municipalité met en avant une gestion "en bon père de famille"

Ce regain financier a été rendu possible, explique Jean-Marc Péquin, grâce aux économies faites sur les frais de fonctionnement (les dépenses générales et de personnel en premier lieu) mais aussi via les différents dispositifs (REACT-UE, Plan de relance, sans oublier les aides régionales et départementales) dont a bénéficié la collectivité. De ce fait, ce différentiel de 12,5 millions d'euros a permis à la commune d'annuler un emprunt estimé à 9,6 millions d'euros. "Ce résultat est exceptionnel et pas parce qu'il y eu une baisse de nos investissements, c'est le signe d'une bonne gestion", clame le premier adjoint.
Cette gestion "rigoureuse" mise en avant par l'équipe municipale n'empêche pas la commune "d'investir aussi bien sur les travaux que sur le plan des ressources humaines". "Une fierté" pour Joé Bédier qui n'oublie pas les critiques qui lui avaient été faites à son arrivée à la tête de la commune. "On nous avait prédit une catastrophe financière et nous dégageons un excédent de 12,5 millions. On doit continuer à être rigoureux, c'est une gestion en bon père de famille. Si on écoutait les uns et les autres, on ne ferait pas un an de mandat", ajoute le maire.
Ce dernier se dit particulièrement "fier" d'avoir rendu avec ses équipes "de la dignité dans les écoles". Plus de 10 millions d'euros ont été ainsi mis sur la table,e que ce soit pour la revalorisation des agents en catégorie C, "dont certains, essentiellement des femmes, partaient avec une retraite de 600 euros", ou la mise en place de tickets restaurants. "Et nous continuons puisque nous avons régularisé à peu près 80% et les 20% restants sont en cours", indique le maire de Saint-André.
Outre la question budgétaire, d'autres dossiers seront également mis au vote comme l'approbation d'une enveloppe de 2,3 millions d'euros pour les associations de la ville, le vote d'un nouveau lot d'indemnisation pour les commerçants concernés par les travaux en centre-ville ou encore la labellisation de la ville comme cité éducative, la 5e de l'île.


