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Rock’n'roll Over Beethoven

Atmosphère insolite. Alors que la condition hellénique se bâti de plus en plus sur une cataclysme hydrophile à chaque heure qui passe nous y découvrons un contingent de mauvaises nouvelles, les politiciens de l’union continuent leur manigances sans trop s’émouvoir. Remarquez l'angoisse, c’est épouvantable pour entretenir leur cholestérol, de toute manière.
Ecrit par zinfos974 – le mercredi 28 avril 2010 à 17H48

Sur le flanc gauche, la Grèce prend la gîte avec une augmentation de l'eau à continuer à monter comme un supertanker larguant son brut impur.

Par la force des choses vu que la banqueroute se fait de plus en plus certaine, ses gouvernants mutent de plus en plus vers l'essentiel dans leurs derniers cessations. Les incertitudes allemandes ont ainsi consommé l’optimisme radieux pourtant affiché par le grec Papandreou jusqu’à récemment.
Maintenant, on est en effet plutôt dans la phase "J’ai un comme un mauvais pressentiment", qui distance celle, moins marrante encore, du Sang et des Larmes et du fric non de Dieu que pourtant on ne voit plus très bien comment éviter ; Papandreou est effectivement arrivé à la conclusion qu’à présent, pour rendre l’économie grecque à nouveau viable, "il faut tout changer".
 
Pour contrebalancer une telle pilule, il enchaîne tout de suite sur un petit "Mais le gouvernement a besoin pour cela de temps et de sérénité", expliquant ainsi les démarches frénétiques pour aller faire le tour aux casse-croûtes entre FMI et l'Union pour y récupérer quelques milliards à votboncoeur messieurs dames les z'européens.
 
Eh oui brave gens ouvrez vos bourses : ça déclenche comme un boule de flipper, en Grèce, faisant que l’on commence par répercuter dans le cortex cérébrale depuis le Portugal puis l'Espagne et bientôt la France un peu sur le problème et à se dire qu’effectivement, si l’on souhaite vraiment sortir ce pays de l’ornière, il va falloir faire des choses assez sensibles et profondes. Pour le moment, et jusqu’un peu avant le 19 mai, date à laquelle la prochaine échéance financière devra être en thorie honorée, on pourra se contenter de prendre un air hautain et réfléchir violemment sur ces changements. Si l’argent de l’aide ne tombe pas d’ici là, en revanche, l’air sérieux passera à soucieux puis à paniqué et… on commencera effectivement à tailler dans les dépenses.
Mais il sera trop tard, probablement, mais au moins, l’action prévaudra.
 
De l’autre, la France ou tout va bien pour le meilleur du monde, faisant que chaque jour suffit sa peine
On y est encore qu'au tout début d’une réelle prise de conscience puisque selon dame Lagarde pas d'affolement . c'est marrant ils sont plus efficace et plus loquace quand il s'agit de raser 1.500 maisons par mesure de prévention ou commander 96 millions de doses anti grippe de la cochonne....
 
Tel une petite odeur rance qui flotterait dans l’hémicycle et incommoderait un peu les parlementaires, personne ne l’évoque vraiment, et, en réalité, une fois qu’on est confortablement installé depuis des années dans les lambris, la petite odeur ne se remarque plus.

Et c’est donc dans une parfaite adéquation tant avec cette odeur de moisi qu’avec le calme soporifique, compassé voire ennuyeux qu’on trouve actuellement dans le monde politique français que le PS obscurantiste présente son "nouveau modèle économique, social et écologique" mouaih vaste bordel alors que le pays risque de s’enfoncer lamentablement .

Le concepteur rapporteur, Moscovici, se sera donc par son versé expansif affecté un texte de plus de 23 pages, entre deux longs et humides bâillements, pour nous dévoiler le ronronnement impassible d’un parti au destin équipé de ses griffes moufles pour 2012.

Pétillante réactivité d’innovations ultimes, ce projet nous évoque des valeurs, comme le Progrès, la Justice, avec un peu de prêt-à-consommer (moyennant 30′ de micro-onde pour réchauffer un peu) : du "bien-être plutôt que du tout-avoir", en combo-box pratique avec "les biens publics et la solidarité plutôt que l’individualisme" ; c’est pas trop trop violent, la sortie de léthargie doit se faire sur le long-terme, calmement, en pensant un peu au petit thé au jasmin qu’on va siroter, doucement, sous la tonnelle en réfléchissant, un peu, à la mutation écologique tranquille du PS.

Fiévreusement rock’n'roll Over Beethoven Ode à la Joie. L'hymne à la joie est l'hymne européen. Pierre vous invitera à sa chorale, par le détour de ces petites phrases mélodieuses comme des flûtes à champagne vide qu’on frictionne d’un doigt mouillé lors de repas festifs entre amis vraiment trop longs, à comprendre "selon une politique budgétaire, monétaire, commerciale et fiscale inchangée", les difficultés que traverse le pays sont "insolubles". Et dans son œil encore un peu humide d’un sommeil tout juste fini du gros chat, on décèle la malice du vieux sage qui sait que derrière ces mots apaisants et tranquilles se cache une petite burette de vaseline et une solide ponction fiscale, toute en douceur.

Pour cela, on pourra réintroduire un peu plus de TVA-dites sociale, qu’on travestira d’un appendice éco-modulable, pour passer inaperçu dans les chaumières. Mais gentiment, bien dit n’est ce pas hein. Mais c’est aussi ça l’humanisme au PS, dont on parle ici et on a des émotions. Pas de violence juste des bâillements type échancrures ! Du comment mieux vivre-ensemble, de l’amour gentil et des siestes paisibles au frais sous des platanes du jardin lorsque les avions sont bloqué en raison d’un prout d’un volcan.
 
Pierre reprend une gorgée de thé. Il fait beau, le vent berce les arbres lentement. Un pépiement d’oiseau, au loin, se fait entendre. C’est le printemps, les oisillons sortent des œufs.
Il manque de s’assoupir. Mais, d’une inspiration rapide, remplit ses petits poumons d’un oxygène chargé de senteurs sucrée d’un printemps naissant. Parlons ensuite rémunérations !
On va reproduire toutes grilles des entreprises dans lesquelles l’état possède des actions. Et puis ensuite on viendra octroyer des crédits avariés formations aux Français. Et puis on va bloquer le cout des loyers. Et puis on va faire un impôt progressif prélevé depuis la source. Et puis l’on ajoutera la foireuse taxe Tobin. Et puis et puis et puis… Spasmes soupir et re soupir .

Toute l’énergie du thé au Darjeeling noir des montagnes a été claquée en quelques secondes. Pierre dodeline de la tête. Il lutte contre un nouvel exhalaison d’un sommeil lourd .
La crise grecque , le nécessaire équilibre hellénique du budget de l’état, sur les retraites ?
Tout ça est très loin, là-bas, par delà la verte colline de Jéricho où ondoient de riantes herbes.
Pierre, avant de sombrer dans un sommeil qu’il n’aurait, à la réflexion, jamais du quitter, sait bien, finalement, que tout ceci, c’est une longue resucée de choses qui ont déjà été écrites, dites et pensées longtemps avant lui, de la même façon, il y a déjà bien des années. Il sait, au plus profond de lui, alors que déjà ses ondes alphas s’aplatissent et qu’un doux engourdissement le gagne, que ce programme n’a aucun intérêt et qu’il n’est que l’aboutissement logique d’une calcification douillette d’un parti qui n’en peut plus de ressasser les mêmes recettes éculées.

Mais il sait aussi que toute autre proposition aurait nui à son sommeil.
Il sait aussi que là-bas, au loin, les séismes financiers grondent et se rapprochent, mais là encore, s’en occuper serait nuisible à son repos.

Pierre, le PS et tout le reste, finalement, de la classe politique française, s’enfonce donc douillettement dans le coton moelleux du déni pur et simple de réalité. La foire du bricolage genre , on fait un buzz ramdam un peu répétitif sur des questions annexes, pour dire que sa occupe de planter des clous sur la moquette .

Et pendant ce temps, la France continu de s’endetter , et se trouve même le luxe de prêter de l’argent qu’elle ne dispose même pas, et l’état ne se réforme pas.

Allons allons cessons d’être mauvaise langue. Tout va bien madame la marquise ce n'est rien qu'une chronique d'une faillite programmé.
Rendormons-nous les écuries d’Augias brulent lorsqu'elles auront fini l'on aura plus qu'à ramasser les cendres

 

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