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Réunion Graffiti pose le pied à St-André : « On amène l’art en ville »

Pour la deuxième année consécutive, la commune de Saint-André accueille dès ce samedi et pour 10 jours le festival Réunion Graffiti, la plus grande manifestation de street art de l'île. Pour le maire Joé Bédier, la manifestation répond à la vision politique de sa mandature, lui qui souhaite rendre la ville "plus conviviale" et où la consommation artistique "est réelle et abondante".

Ecrit par S.I. – le samedi 07 octobre 2023 à 09H16

La Réunion accueille la 5e édition du festival Réunion Graffiti : « Une volonté de s’ouvrir vers tout ce qui est urbain »

Le lieu de ce point presse n’a pas été choisi au hasard, à savoir le Tiskwar (situé dans l’avenue Raymond-Vergès), une ancienne friche désormais aménagée avec des kiosques ombragés. « Quand j’étais arrivé, ce petit espace était abandonné, en friche, et voilà ce qu’il est devenu aujourd’hui. On veut une ville plus conviviale où la consommation artistique est réelle et abondante », tient à rappeler Joé Bédier.

L’occasion pour l’édile saint-andréen de revenir sur les derniers travaux réalisés dans le cadre du NPNRU. « Il est clair que la transformation est en cours » insiste Joé Bédier qui prend pour exemple la livraison du Parc Lacaussade en 2022 mais aussi d’autres en cours d’achèvement comme le marché couvert et la place de l’hôtel de ville en 2023 ou celui de l’école des Frères en 2024. La livraison du grand axe de l’avenue de Bourbon/Île de France est attendue pour 2023/2024 comme la démolition/reconstruction de l’îlot Grande Place. Des opérations de grande envergure ayant pour but de ramener la population en centre-ville afin de rendre la commune dynamique, poursuit la municipalité saint-andréenne.

Profiter du festival pour informer sur les aménagements à venir

La mairie a cherché à faire d’une pierre deux coups avec la tenue du festival Réunion Graffiti pour aller au-devant de la population et lui présenter les différents aménagements à venir. « L’idée première c’est d’informer aussi sur les changements qu’il va y avoir au centre-ville. C’est l’occasion aussi de se concerter pour les équipes du projet et voir si les gens sont satisfaits ou pas. C’est vraiment un moment de rencontre et de participation qu’on offre aux Saint-Andréens et pas que », reprend de son côté Capucine Dijoux, chargée de mission au Renouvellement urbain à la mairie de Saint-André.

Joé Bédier voit également dans le festival Réunion Graffiti un moyen de conjuguer art et épanouissement humain au coeur de la ville. « La ville ne doit pas simplement être un lieu de consommation mais aussi un lieu d’échanges, de partage, de convivialité. Jusqu’à la fin de la mandature, nous continuerons à ajouter du mobilier urbain, à réaliser des grandes places pour la population. Ce projet permet de démocratiser la pratique et de toujours répondre aux besoins d’accessibilité culturelle pour notre population et notre jeunesse », poursuit le maire de Saint-André.

La localisation des fresques (au Tiskwar et au pont de la Cocoteraie) a été choisie stratégiquement afin qu’elles soient visibles au plus grand nombre. Quatre fresques murales seront réalisées dans la ville : l’une d’elles sera issue d’une collaboration inédite entre les artistes Sitou et Vast, les trois autres par les artistes locaux Oner, Popay et Sept. Le stade Baby Larivière accueillera de son côté une jam session libre ce samedi avec une vingtaine d’artistes qui recouvriront l’infrastructure côté Joseph Bédier.

« Important que les fresques s’intègrent dans leur milieu« 

« L’idée de base c’est de faire collaborer Vast et Sitou sur la même façade. On est assez friand de collaborations entre les artistes locaux et extérieurs, ça montre cette envie d’émulation et d’aller vers l’avant. Oner va travailler sur le Tiskwar et il est connu pour ses fresques sur les paysages et animaux de La Réunion, ce qui colle bien avec cet endroit paisible et reposant », explique EKO, directeur du festival Réunion Graffiti. Popay, un des pionniers du graff made in France et connu pour son art abstrait et contemporain, sera également présent ce week-end. De son côté, Sept poursuivra la fresque qu’il avait débuté l’an dernier du côté du pont de la Cocoteraie.

Pour l’artiste, qui n’en n’est pas à son premier coup d’essai à Saint-André (L’ancienne salle des fêtes de St-André laisse place à un temple éphémère du street art), « il est important que les fresques s’intègrent dans leur milieu ». « Cette collaboration entre l’art et la ville entre parfaitement dans le cadre du projet NPNRU avec une ville qui prend un nouveau visage. Nous sommes heureux du partenariat qui a débuté il y a deux ans avec la municipalité », termine le patron de Réunion Graffiti.

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