Revenir à la rubrique : Courrier des lecteurs

Réponse de Claude Hoarau à l'édito du JIR du 9 mars

Ecrit par zinfos974 – le lundi 11 mars 2013 à 16H37

Par un édito paru dans le JIR de samedi, le journaliste faits-diversier Jérôme Talpin s’emploie à m’impliquer dans le jugement rendu à l’encontre de plusieurs jeunes, jugés la semaine dernière responsables d’actes de vandalisme. Ceux-ci ont été commis lors des échauffourées qui ont accompagné la mobilisation des jeunes pour l’emploi, échauffourées dont je serais, selon M. le Procureur et M Talpin, responsable, en m'étant adressé à certains manifestants.
 
M. le Procureur est dans son rôle - politique ; et on remarquera que le Parquet, si prompt d’habitude à envoyer le petit créole à la geôle pour pas grand-chose, trouve des excuses aux dégradations lorsqu’il s’agit de Claude Hoarau. Il faut donc bien croire que je dérange encore… 

Faut-il que M. Talpin prenne ses lecteurs pour des imbéciles, pour tenter de leur faire croire qu’ayant pris en compte les doléances exprimées au cours d’une manifestation pacifique, j’aurais encouragé ceux qui veulent, non pas travailler, mais casser ! Ma position est claire et l’a toujours été : je reçois et j’aide autant que possible, ceux qui veulent travailler. Ceux qui veulent casser-briser, n’auront ni aide, ni accompagnement, et n’ont rien à attendre de moi. Pour le reste, je ne suis pas surpris par le cocktail de mauvaise foi, de diffamation et de sociologie de café du commerce servi par M. Talpin.

Car nous savons à qui nous avons à faire : en 2009, dans le sillage des élections, Saint-Louis avait été le théâtre d’une bavure policière, dénoncée même par les médias de l’Hexagone. Des policiers avaient tiré des coups de feu pour ouvrir la porte d’une famille innocente, braquant les habitants d’une petite maison, dont un enfant au berceau…avant de repartir, laissant le mobilier sans dessus-dessous, la porte démolie, les murs souillés de poudre et le sol parsemé de douilles. M. le Procureur fut alors bien moins loquace....au contraire de M. Talpin qui, par un édito du même genre que celui de samedi dernier, prit fait et cause…pour les policiers, affirmant que ces derniers « n’apportaient pas de fleurs » pendant leur visites, que ces violences étaient normales, et, mieux encore : que ceux qui se plaignaient « dissimulaient leurs propres turpitudes » . Défendant l’indéfendable, M. Talpin était alors le porte-parole de la police. Il est aujourd’hui celui de M. le Procureur. Chacun prend le galon qu’il peut; mais il faudra que l’on m’explique, ce que cela a à voir avec du journalisme…

Claude Hoarau

 

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :